Filiatus
Maître Poète
Dans le Cauchois est mort mon père
Mon oncle et mon grand-père Henri
Ma tante, un cousin, ma grand-mère
Et quelques bons amis aussi
Pourtant, dans aucun de mes vers
Ce bout de terre n'a fleuri
Alors je vais à ma manière
Rendre hommage à ce beau pays
Par un Rouennais authentique
Pour pallier à ce manquement
J'offre en vers octosyllabiques
La vie de Maurice Leblanc
Blanche, sa mère, née "Brohy"
Changea de nom en épousant
Émile son futur mari
Et s'appela Blanche Leblanc
Né entre Jehanne et Georgette
Il eu pu être une autre gosse
Qu'on eu baptisée Mauricette
Mais Maurice était un colosse
En mil huit cent soixante-dix
Se pointe l'ennemi prussien
Lors, la famille de Maurice
De l'Écosse, prend le chemin
De retour dans sa Normandie
Il reprend son enseignement
À Rouen, dans la "pension Patry"
Jusqu'à l'âge de dix-huit ans
Il côtoie Gustave Flaubert
Fréquente Guy de Maupassant
Et, contre l'avis de son père
Monte à Paris tambour battant
Là-bas, il rencontre Ernestine
Avec laquelle il se marie
Mais une fièvre adultérine
Le fait divorcer l'an qui suit
Dépressif, il est journaliste
Conteur et bientôt romancier
Il a la plume réaliste
Et ses écrits sont appréciés
Il se fait remarquer par Jules
Renard et Alphonse Daudet
Stéphane Mallarmé l'adule
Il stupéfie Alphonse Allais
Si d'autres ont quelques sarcasmes
À son encontre, ils sont pantois
Quand Maurice écrit "L'Enthousiasme"
Qu'il publie en mil neuf cent trois
Deux ans plus tard, Jacques Laffite
Patron du journal "Je sais tout"
Avec insistance l'invite
À parodier Gaston Leroux
Le papa de Rouletabille
Dont le public a le béguin
En lançant la contre-torpille
Baptisée Arsène Lupin
Maurice avec la quarantaine
Connaît enfin le vrai bonheur
Le public apprécie Arsène
"Le Gentleman cambrioleur"
"Lupin contre Herlock Sholmès"
Rend Conan Doyle fou furieux
Car son héros Sherlock Holmès
Est humilié à qui mieux-mieux
Après ces mouvements d'humeur
Et quelques excuses factices
Une belle Légion d'honneur
Viens orner le cou de Maurice
Quand son héros, la terre, quitte
Dans "813', on s'interroge
Mais il ressuscite bien vite
Quand sort "Les Huit Coups de l'Horloge"
Lors, la Grande Guerre embourgeoise
L'ancien marginal ambitieux
Il explique avec périphrase
Que Lupin et lui ça fait deux
Aussi dès mil neuf cent dix-huit
Il revient en pays cauchois
Acheter une vraie pépite
Une maison à Étretat
Dans sa demeure à colombages
D'allure normando-anglaise
À deux cent mètres de la plage
Au pied des célèbres falaises
Il écrit trente-neuf nouvelles
Et rédige dix-neuf romans
Quand un jour, il se fait la belle
Devant l'occupant allemand
Réfugié en Occitanie
À Perpignan précisément
Il y meurt d'une pneumonie
Presque à soixante-dix-sept ans
Mon oncle et mon grand-père Henri
Ma tante, un cousin, ma grand-mère
Et quelques bons amis aussi
Pourtant, dans aucun de mes vers
Ce bout de terre n'a fleuri
Alors je vais à ma manière
Rendre hommage à ce beau pays
Par un Rouennais authentique
Pour pallier à ce manquement
J'offre en vers octosyllabiques
La vie de Maurice Leblanc
Blanche, sa mère, née "Brohy"
Changea de nom en épousant
Émile son futur mari
Et s'appela Blanche Leblanc
Né entre Jehanne et Georgette
Il eu pu être une autre gosse
Qu'on eu baptisée Mauricette
Mais Maurice était un colosse
En mil huit cent soixante-dix
Se pointe l'ennemi prussien
Lors, la famille de Maurice
De l'Écosse, prend le chemin
De retour dans sa Normandie
Il reprend son enseignement
À Rouen, dans la "pension Patry"
Jusqu'à l'âge de dix-huit ans
Il côtoie Gustave Flaubert
Fréquente Guy de Maupassant
Et, contre l'avis de son père
Monte à Paris tambour battant
Là-bas, il rencontre Ernestine
Avec laquelle il se marie
Mais une fièvre adultérine
Le fait divorcer l'an qui suit
Dépressif, il est journaliste
Conteur et bientôt romancier
Il a la plume réaliste
Et ses écrits sont appréciés
Il se fait remarquer par Jules
Renard et Alphonse Daudet
Stéphane Mallarmé l'adule
Il stupéfie Alphonse Allais
Si d'autres ont quelques sarcasmes
À son encontre, ils sont pantois
Quand Maurice écrit "L'Enthousiasme"
Qu'il publie en mil neuf cent trois
Deux ans plus tard, Jacques Laffite
Patron du journal "Je sais tout"
Avec insistance l'invite
À parodier Gaston Leroux
Le papa de Rouletabille
Dont le public a le béguin
En lançant la contre-torpille
Baptisée Arsène Lupin
Maurice avec la quarantaine
Connaît enfin le vrai bonheur
Le public apprécie Arsène
"Le Gentleman cambrioleur"
"Lupin contre Herlock Sholmès"
Rend Conan Doyle fou furieux
Car son héros Sherlock Holmès
Est humilié à qui mieux-mieux
Après ces mouvements d'humeur
Et quelques excuses factices
Une belle Légion d'honneur
Viens orner le cou de Maurice
Quand son héros, la terre, quitte
Dans "813', on s'interroge
Mais il ressuscite bien vite
Quand sort "Les Huit Coups de l'Horloge"
Lors, la Grande Guerre embourgeoise
L'ancien marginal ambitieux
Il explique avec périphrase
Que Lupin et lui ça fait deux
Aussi dès mil neuf cent dix-huit
Il revient en pays cauchois
Acheter une vraie pépite
Une maison à Étretat
Dans sa demeure à colombages
D'allure normando-anglaise
À deux cent mètres de la plage
Au pied des célèbres falaises
Il écrit trente-neuf nouvelles
Et rédige dix-neuf romans
Quand un jour, il se fait la belle
Devant l'occupant allemand
Réfugié en Occitanie
À Perpignan précisément
Il y meurt d'une pneumonie
Presque à soixante-dix-sept ans