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Matin est né

Eléâzar

Maître Poète
Le soir s’étend
Le champ, l’étang
Ont disparu

Le jour est sombre
Et la grande ombre
Ne se voit plus

Le toit recule
Le crépuscule
Ne l’a pas vu

Les mouvements
Glissants et lents
Vont sans chahut

Se mélanger
S’entremêler
Bientôt fondus

Et sans un bruit
Vient la grand’nuit
L’œil à l’affût

Veille l’aurore
Qui dort encore
A ses côtés

Lents, hésitants,
Le toit, l’étang
Sont arrivés

Dans la pâture,
Herbe et clôture
Vont s’enlacer

Les formes sombres
Aux si longs nombres
S’en sont allées

Avec leur tache
Pour une cache
Près des allées

Vers la lumière
Venue première
Les embrasser

Hors du bouleau
Parties sous l’eau
Tout habillées

L’aurore, alors
D’argent et d’or
S’est éveillée

Et son mystère
Plaît à la terre
Emerveillée
 
Magnifique. Joli phrasé de quatre pieds, en fluidité. De belles lumières en vos séquences.
Bravos
 
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