Polymnie2
Maître Poète

Maman, je vais enfin te dire !
Il y avait en toi une source intarissable !
Un je ne sais quoi faisant ton relief, s’ouvraient les fruits
Comme une mer assoiffée, se fend inlassable,
Tu portais à bout de bras tes talents offerts en usufruits !
Maman ! il faut que je saigne pour te le dire !
Il faut mes veines pour t’en recouvrir !
Tu étais le cor des océans, ce beau coquillage
Qui me renvoie l’écho de tous les instants
Où se mêlaient en vagues sans maquillage
Les reflets de soleil pleins ou pâles effets constants.
Maman ! il faut que je saigne pour te le dire !
Il faut mes veines pour t’en recouvrir !
Ô temps de pain « noir » délicieux de cette vie
Qui nous a nourris jusqu’à cet aujourd’hui
Où ton courage était largement servi
Avant que tu nous offres son enduit !
Maman ! il faut que je saigne pour te le dire !
Il faut mes veines pour t’en recouvrir!
Ce mot qui fleurit mon haleine
Mais qui n’est jamais sorti du parapluie, sa baleine !
Ton religieux baiser offert par toi papa, midi et soir quelle vaine
Posé sur notre front, touchant la « fée morale*» belle veine!
Je me suis saignée pour ce poème
Pour vous laisser l’écho d’un éternel « je vous aime » !
______
Polymnie2
Rediffusion
Dans le texte, jeu de mots, pris dans le sens : m’a fait grandir
Artère fémorale qui fait marcher !
Ce mot me fut venu en pensant à mon père
car il fut le 1er opéré en les années cinquante
par les trois pontes de la médecine
professeur Dieulafait, Gédéon, Enjalbert
Pour cette artère bouchée remplacée par la greffe de l'artère d'un défunt!
______
J'ai fait une erreur de rimes au dernier quatrain
AABB
Concours février 2017
Dernière édition: