catimini
Nouveau poète
Il y a des animaux qui n'ont point de chance; Ils sont là, acculés au pied de la balance : La justice des humains, qui condamne par lubie. Ils sont las, ils sont tristes et rêvent d'une autre vie. Le loup dévore l'agneau et fait peur aux enfants, Sa légende est cruelle autour du Gévaudan, Il aimerait bien élever ses louveteaux, Dans une jolie forêt loin de tous ces troupeaux. La vache devenue folle, ne comprend pas pourquoi, C'est elle que souvent, les hommes montrent du doigt : Peau de vache ! Vacherie! Les mots sont lâchés... Quand les yeux de la biche sont, alors, sublimés. La cigale insultée, par pure méchanceté, Est une paresseuse, pour qui ne sait chanter. La fourmi s'use les cordes vocales à crier Des ordres à ses ouvrières surexploitées. Le dernier ne laisse pas sa part au chien, Il est péché originel et ami du Malin. Sa langue est fourbe et son sang-froid étonnant, Sa mission est de mentir, et, aux naïfs, il ment. Certains hommes n'ont pas à se gausser, De la faune malmenée et de sa diversité, Ne pointent-ils pas, eux aussi, dans la société, Les catégories d'humains qui ne peuvent s'adapter ? Cath.