prose16
Maître Poète
Maladie d'Alzheimer je te hais !
Ma petite maman s'étiole doucement comme une fleur,
La lente et cruelle maladie d'Alzheimer
Est un fiel insidieux et amer,
Noyant son cerveau d'une irrémédiable torpeur...
Elle tombe dans l'oubli de ses proches et de ses anciens amis,
Surtout ceux qu'elle ne voit plus souvent,
Sa mémoire immédiate est zappée depuis longtemps,
Elle a même perdu les souvenirs de sa jeunesse enfuie...
Elle a oublié partiellement son long et tortueux vécu,
Mais la nuit venue elle appelle mon père et soupire,
Elle lui dit tout haut qu'il la fait bien rire,
Qu'elle croyait hier qu'il avait disparu...
Avant, elle était pudique sur ses sentiments pour ses enfants,
Aujourd’hui elle nous reconnaît encore,
Et souvent on se dit qu'on s'aime mutuellement,
Alors elle prend alors notre main et la serre très fort...
Le toucher est important pour elle car il l'apaise,
Elle nous regarde et sourit d'aise,
Puis ses yeux se voilent et fixent un invisible point,
Elle n'est plus là, elle est dans son monde, très loin...
Imprévisible et angoissante Alzheimer,
J'ai la haine pour toi dans mon cœur !
Pourquoi t'en es-tu pris à ma mère ?
Après tant de peines, sans toi elle aurait goûté au bonheur...
COMPOSE LE 16 NOVEMBRE 2014
COMPOSE LE 16 NOVEMBRE 2014