Vaury
Nouveau poète
Dors et dors encore fille d'or,
Reviens dans quelques aurores.
Donne-toi aux siècles fleurs sauvages.
Fille d'or, dors et dors encore dans l' alpage.
La nuit passe, le matin prend les voiles,
Pour quelques siècles colmatages.
Dors et dors encore fille d'or,
Reviens dans quelques aurores.
Poudre aux yeux, ne peux plus croire.
Comme presque insoutenable.
Les siècles sont enchaînes, épuisés.
De l'hiver à l'été, la pluie ne cesse de tomber ;
Par toutes ces brumes de regrets,
Cherchant l'évasion dans l'amourette.
Dors et dors encore fille d'or,
Reviens dans quelques aurores.
Sur un cheval blanc en grand vainqueur,
Il suffit ces pauvres princes amuseurs.
De leurs costumes d'Arlequins ne reste plus que le bonnet d' Âne.
De clownerie en clownerie, lasse.
Dors et dors encore fille d'or,
Reviens dans quelques aurores.
Allez dire ! géante gueux aux preux,
Que naguère je reviendrais sur les lieux !
Le courage a oublié de teinter ce siècle de bonté,
Et les hommes rouillés dorment dans la ville effondrée.
Dors et dors encore fille d'or,
Reviens dans quelques aurores.
Souvenirs éphémères, destières combattants,
Poupons de chiffons hommes Tyrans.
_____________
Oui Dame ! Voyez Prince des dédains !
Sous la froideur de vos déclins, jeux de vilains.
Ni en coup ni en dur je vous la sers
Ma soupe, mais à votre sauce la déserte.
C'est sans plaisir comme Roi ai pris la charge
Souvent je vous ai donné droit à l'avale.
Vous y mourut comme abeille,
Et que justice dès lors soit faite.
Vous me voulez homme, femme quand cela vous plaît !
Je vous veux : femme, femme et cela comme mienne.
Quand le printemps pointe son nez,
ils iront chanter les hirondelles.
De part et d'autre, l'herbe devient grise
De je ne sais quoi, sans doute la brise.
Vent arrière, vent avant, dans la mouise elle et lui.
Les siècles ainsi passent par moissons où tombe la pluie.
Sur des aveux un matin s'est levé,
Où ils se sont épuisés. A l'aube tout brûlés.
Depuis sur les toits de chaumes,
Fleurit en bouquet le songe. Pâle mensonge.
Et la neige tombe noire en ruban,
Sur queen mary et l'étalon gardian.
Sous les souvenirs secrets en dernière chance,
Je le pense et qu'importe de cette appartenance.
Reviens dans quelques aurores.
Donne-toi aux siècles fleurs sauvages.
Fille d'or, dors et dors encore dans l' alpage.
La nuit passe, le matin prend les voiles,
Pour quelques siècles colmatages.
Dors et dors encore fille d'or,
Reviens dans quelques aurores.
Poudre aux yeux, ne peux plus croire.
Comme presque insoutenable.
Les siècles sont enchaînes, épuisés.
De l'hiver à l'été, la pluie ne cesse de tomber ;
Par toutes ces brumes de regrets,
Cherchant l'évasion dans l'amourette.
Dors et dors encore fille d'or,
Reviens dans quelques aurores.
Sur un cheval blanc en grand vainqueur,
Il suffit ces pauvres princes amuseurs.
De leurs costumes d'Arlequins ne reste plus que le bonnet d' Âne.
De clownerie en clownerie, lasse.
Dors et dors encore fille d'or,
Reviens dans quelques aurores.
Allez dire ! géante gueux aux preux,
Que naguère je reviendrais sur les lieux !
Le courage a oublié de teinter ce siècle de bonté,
Et les hommes rouillés dorment dans la ville effondrée.
Dors et dors encore fille d'or,
Reviens dans quelques aurores.
Souvenirs éphémères, destières combattants,
Poupons de chiffons hommes Tyrans.
_____________
Oui Dame ! Voyez Prince des dédains !
Sous la froideur de vos déclins, jeux de vilains.
Ni en coup ni en dur je vous la sers
Ma soupe, mais à votre sauce la déserte.
C'est sans plaisir comme Roi ai pris la charge
Souvent je vous ai donné droit à l'avale.
Vous y mourut comme abeille,
Et que justice dès lors soit faite.
Vous me voulez homme, femme quand cela vous plaît !
Je vous veux : femme, femme et cela comme mienne.
Quand le printemps pointe son nez,
ils iront chanter les hirondelles.
De part et d'autre, l'herbe devient grise
De je ne sais quoi, sans doute la brise.
Vent arrière, vent avant, dans la mouise elle et lui.
Les siècles ainsi passent par moissons où tombe la pluie.
Sur des aveux un matin s'est levé,
Où ils se sont épuisés. A l'aube tout brûlés.
Depuis sur les toits de chaumes,
Fleurit en bouquet le songe. Pâle mensonge.
Et la neige tombe noire en ruban,
Sur queen mary et l'étalon gardian.
Sous les souvenirs secrets en dernière chance,
Je le pense et qu'importe de cette appartenance.