delfinarella
Poète libéré
Ma ville aux pavés descellés
Aux chaussées rainées de racines
Au mimosa qu’on assassine,
Cachée par des flots d’arbousiers
Ma ville aux aiguilles de pins
Skiées par des luges en carton
Qui schussent devant l’étalon
Pour lui offrir son picotin
Ma ville jaune de brouillard
Vêtant les bancs des promenades
Tout en protégeant l’escapade
De lutins rieurs et braillards
Ma ville au balcon triomphant
Aux encorbellements de pierre
Ensevelie sous la lumière
Des foires et de leur clinquant
Ma ville au minaret qui guette
Et surveille d’un œil inquiet,
Tapis à l’ombre des Palmiers
Un Roméo et sa Juliette
Ma ville au sang Cuir de Russie
Coulant des Bains jusqu’au Baby
Faisant une halte aux Amis
Pour mourir devant le parvis.
Ma ville au miroir patinoire
Ses pruniers dans les jardins clos
Taisant les cris et les sanglots
Des ombres sur les balançoires
Ma ville jeu de chat farceur
De Domino en pétarade
De course poursuite en ballade
Sais-tu que loin de toi, je meurs ?
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Aux chaussées rainées de racines
Au mimosa qu’on assassine,
Cachée par des flots d’arbousiers
Ma ville aux aiguilles de pins
Skiées par des luges en carton
Qui schussent devant l’étalon
Pour lui offrir son picotin
Ma ville jaune de brouillard
Vêtant les bancs des promenades
Tout en protégeant l’escapade
De lutins rieurs et braillards
Ma ville au balcon triomphant
Aux encorbellements de pierre
Ensevelie sous la lumière
Des foires et de leur clinquant
Ma ville au minaret qui guette
Et surveille d’un œil inquiet,
Tapis à l’ombre des Palmiers
Un Roméo et sa Juliette
Ma ville au sang Cuir de Russie
Coulant des Bains jusqu’au Baby
Faisant une halte aux Amis
Pour mourir devant le parvis.
Ma ville au miroir patinoire
Ses pruniers dans les jardins clos
Taisant les cris et les sanglots
Des ombres sur les balançoires
Ma ville jeu de chat farceur
De Domino en pétarade
De course poursuite en ballade
Sais-tu que loin de toi, je meurs ?
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