matheo
Poète libéré
Solitude, où m’emmènes tu ?
Tiré, chaîne au cou
Yeux bandés, mains liés
Vers cet inconnu sans pitié
Ce bourreau invisible, serviteur
Fidèle à ta doctrine
Qui dévore mon cœur
Comme un essaim de fourmis
Je t’ai livré mes secrets
Partagé ma peine, mes ennuis
Côtoyé des nuits et des nuits
Fait confiance plus qu’un ami
Tu m’as trahi par ton silence
Abandonné seul aux souffrances
Aux griffes aigus des soucis
Vaporisant mes rêves déchiquetés
Ma vie n’est plus qu’une nuit
Un néant sans lumière, sans lune
Un désespoir permanent, une ruine
Qui me suffoque lentement
Solitude, je ne peux plus
Aide moi, redonne à mon âme
Un autre souffle, un vaccin
Contre ce mal qu’est le destin
Je te confie encore mon cœur
Tant méprisé, longtemps exilé
Cherchant une lueur, une braise
Au milieu des cendres éparpilles