tabet06
Nouveau poète
28/03/2011 à 22h00 Ma rive Je suis foutu, je venais juste de me réveiller, d’être réveillé par un rêve, que je n’avais pas envie de rêver, eh oui !je ne voulais pas de ce rêve qui venait heurter mes pensées, alors que j’étais sur le trottoir de la quiétude .vous disiez !? Oui, oui je suis dans tous mes états, affectifs, effectifs et rationnels, un rêve qui vous heurte de plein fouet et vous laisse pantois. Que devrais-je faire ? Le lit me rejette, le froid se jette sur mes frêles narines, les caressant d’un froid de canards que même ces derniers évitent de croiser. Je donne l’assaut, un vrai revers, un ratage sur l’échelle de l’échec, j’insistais puis persister mais en vain, mes sourcils sont au garde à vous, plutôt au garde à vue, des tas de questions, des rafales d’insinuations ; ma pensée est assiégée, qu’a-t-elle donc vu sans m’avertir et prévenir ? Aura-t-elle un lien avec ce rêve qui me hante ? Est-elle témoin ou complice ? Que nenni, wallou, niet catégorique. Mais alors que fait-elle à cette heure ci ? Elle devrait être endormie, bercée aux bras de Morphée, avec tout ses effets, plus de réponse, une salsa, une danse, un défilé de visions nocturnes qui s’invitent pour donner du tempo, sous le regard médusé d’une lune toute timide aux joues rosies, des étoiles en badauds sans invitations. Que y’a-t-il donc dans cette maison (tête) close ainsi tenue par une clause à s’ouvrir qu’au nouvel ordre ; au moindre geste, tout y est, alors gardons le secret en esclave, tout en lui donnant son dû, en évitant toute réunion ou conclave de ces esprits mordus. Seuls les ululements des hiboux et des chouettes s’invitent au bal masqué, brisant des tabous et statuettes de l’ère des glaces, même les mammouths sans doute, se régalaient. Au fait, les anglais disaient « n’offre pas de cravate à celui qui a besoin d’une chemise » alors servez-vous de ces crevettes, la partie n’est pas encore remise, je dois rester éveillé mais bon sang, même les pinsons sont endormis, alors je dois nager jusqu’à cette ile calme, … et moi qui a peur des vagues en plein nuit, ou règne ces corsaires, des borgnes de tout genre mais pas de BCBG, je dois louer une barque et ramer pour retrouver ce sommeil interrompu. Au fait, je dois rester sur la rive ; après tout … « tout les petits bateaux doivent tenir la rive ».