Casbadji
Nouveau poète
Ma relation avec la Casbah
Il n’y a pas de pays comme mon pays
Et il n’y a pas de quartier comme le mien
C’est là, une réalité ô nobles gens
La Casbah, c’est ma petite âme
C’est là, que je suis venu au monde
J’ai crié, pleuré, puis j’ai ouvert mes petits yeux
Emmailloté et langé à l’aide d’un bandage autour de mes jambes
Et c’est là, que s’est détaché mon cordon ombilical
Pendant que ma grand-mère me faisait danser sur ses genoux
Un landau en bois, était ma balançoire
Et maman me balançait, en me chantant une douce berceuse
C’est là, que j’ai commencé à ramper, et à marcher sur mes genoux
Je courais m’appuyant et devançant mes deux mains
Trébuchant et me relevant, j’ai tant versé des larmes
Et j’ai appris à marcher très lentement, sous les encouragements exclamés et répétés « da dèche ! » (1)
Et c’est là, que j’ai fais mes premiers pas
Sous les youyous de joie que laisser fuser maman
C’est là que j’ai fait ma première dentition
Raison pour laquelle, on prépara des beignets et des « ghribia » (2)
A la casbah, j’ai grandi, et j’ai vécu ma vie
Et le premier amour que j’ai connu, c’est le sien
Depuis l’époque de mon enfance
Ma relation avec elle est forte
Prenez soin d’elle, et agissez avec délicatesse
Elle est si fatiguée, qu’elle n’est plus la même
Tu étais une citadelle, et une scène
De la lutte de libération
Qu’Allah te garde, ô mienne Casbah !
Pour les générations de demain, qui se succéderont
Merzak OUABED
Alger, 2007
1 : exclamation enfantine utilisé par les adultes pour encourager les petits enfants dans leur aprentissage à marcher
2 : gâteau généralement fondant, saupoudré de cannelle, à base de farine, sucre, œuf, et beurre préparé par les familles lors des fêtes
Il n’y a pas de pays comme mon pays
Et il n’y a pas de quartier comme le mien
C’est là, une réalité ô nobles gens
La Casbah, c’est ma petite âme
C’est là, que je suis venu au monde
J’ai crié, pleuré, puis j’ai ouvert mes petits yeux
Emmailloté et langé à l’aide d’un bandage autour de mes jambes
Et c’est là, que s’est détaché mon cordon ombilical
Pendant que ma grand-mère me faisait danser sur ses genoux
Un landau en bois, était ma balançoire
Et maman me balançait, en me chantant une douce berceuse
C’est là, que j’ai commencé à ramper, et à marcher sur mes genoux
Je courais m’appuyant et devançant mes deux mains
Trébuchant et me relevant, j’ai tant versé des larmes
Et j’ai appris à marcher très lentement, sous les encouragements exclamés et répétés « da dèche ! » (1)
Et c’est là, que j’ai fais mes premiers pas
Sous les youyous de joie que laisser fuser maman
C’est là que j’ai fait ma première dentition
Raison pour laquelle, on prépara des beignets et des « ghribia » (2)
A la casbah, j’ai grandi, et j’ai vécu ma vie
Et le premier amour que j’ai connu, c’est le sien
Depuis l’époque de mon enfance
Ma relation avec elle est forte
Prenez soin d’elle, et agissez avec délicatesse
Elle est si fatiguée, qu’elle n’est plus la même
Tu étais une citadelle, et une scène
De la lutte de libération
Qu’Allah te garde, ô mienne Casbah !
Pour les générations de demain, qui se succéderont
Merzak OUABED
Alger, 2007
1 : exclamation enfantine utilisé par les adultes pour encourager les petits enfants dans leur aprentissage à marcher
2 : gâteau généralement fondant, saupoudré de cannelle, à base de farine, sucre, œuf, et beurre préparé par les familles lors des fêtes