Le vent se lève, nous sommes dans une contrée lointaine, ni civilisation ni faune à l'horizon, au milieu d'une gigantesque prairie emplie de verdure, se trouve un gargantuesque saule pleureur. Il gît ici depuis des siècles. Ces racines, solides se sont encrées et cette petite bourrasque ne risque en aucun cas de l'ébranler. Sur la face nord de la prairie une montagne forme un cirque qui donne une impression de protéger ce saule. Une protection si forte que l'on pourrait comparer cela a une grande déclaration d'amour. Elle fait jaillir de son entre une cascade se transformant en un ruisseau et ensuite en une rivière qui coule au pied du saule sans retenue. Elle lui permet de se nourrir à son rythme et continuellement. La carrure de ce saule donne au monde une image de robustesse et de force de l'âge. Il dégage une sagesse si puissante qu'il apaise sans le vouloir la prairie entière. Malgré cette image qui lui colle à l'écorce, le saule pleureur est un être très fragile. Il subit avec difficulté les saisons qui s'enchaîne. Mais rien n'est insurmontable pour lui. Parfois durant certaines saisons des rapaces se reposent sur ces branches et les cassent. Mais il se relèvent et forme une nouvelle branche plus solide. Il fait face à la vie car il se dit que le hêtre dans l'autre prairie est plus a plaindre que lui. Alors il aura beau pleurer personne ne se souciera de lui. Il est fragile mais fière de lui.