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MA MÈRE

benoit la plume

Maître Poète
MA MÈRE

Le déclin de ma mère
C’est son pas si restreint,
Ses tisanes amères,
Son futur incertain.

Sur l’ancienne table en bois,
Une boîte de pilules,
Son regard aux abois
En vol de libellule.

Les années ont glissé,
Emportant au lointain
Ses sourires aiguisés,
Ses chansons du matin,

La laissant toute en rides
Auprès de sa fenêtre,
Avec la peur du vide
Et du froid qui pénètre.

Une tasse à café
Dans le bac à vaisselle,
L’aide soignante est passée
A l’heure habituelle.

A 18 heures sonnantes
Elle se tournera vers
La télé bourdonnante
Pour suivre C dans l’air,

Et puis s’assoupissant.
La tristesse m’empoigne,
Je regarde impuissant
Ce bateau qui s’éloigne,

En route vers l’infini,
Et je lui dis « reviens,
Maman, je t’en supplie »,
Du bord où je me tiens.

Elle n’a même pas frémi,
Enfouie dans l’hiver.
Contre le temps enfui,
Il n’y a rien à faire.
 
Une plume qui fouille la sensibilité,
et se couche sur vélin pour sublimer!

Benoit, Merci, tu ne fais qu'un, tu épouses ce que tu écris,
c'est un délice dans le poignant, comme une serre m'étreint!
car tu m'emportes en cet écrin

Amitiés, Polymnie2
 
Dernière édition:
MA MÈRE

Le déclin de ma mère
C’est son pas si restreint,
Ses tisanes amères,
Son futur incertain.

Sur l’ancienne table en bois,
Une boîte de pilules,
Son regard aux abois
En vol de libellule.

Les années ont glissé,
Emportant au lointain
Ses sourires aiguisés,
Ses chansons du matin,

La laissant toute en rides
Auprès de sa fenêtre,
Avec la peur du vide
Et du froid qui pénètre.

Une tasse à café
Dans le bac à vaisselle,
L’aide soignante est passée
A l’heure habituelle.

A 18 heures sonnantes
Elle se tournera vers
La télé bourdonnante
Pour suivre C dans l’air,

Et puis s’assoupissant.
La tristesse m’empoigne,
Je regarde impuissant
Ce bateau qui s’éloigne,

En route vers l’infini,
Et je lui dis « reviens,
Maman, je t’en supplie »,
Du bord où je me tiens.

Elle n’a même pas frémi,
Enfouie dans l’hiver.
Contre le temps enfui,
Il n’y a rien à faire.

Tant de maux qui frappent comme un fouet et me remettent face à ce tableau bien triste ....Elles partent doucement sans crier gare ...Un moment qui reste à jamais une blessure ....Merci pour toutes nos mamans
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Benoît,
tu as posté le premier poeme décline. à la maison lors d'un après midi Poésie

Je pleurais comme une madeleine, nous pleurions en fait...tellement émouvant cet ecrit

C'est toujours d'actualité

Ce texte prend aux tripes

Je te bise
Jj
 
Benoît, ton entrée
tu l'as faîte à pas feutrés,
avec ce poème qui nous a saignés,
tellement ton cœur battait derrière tes pensées,
et ton curriculum vitae nous l'avons signé!

Avec mes amitiés, Poly, ce 17 avril 2018
 
Dernière édition:
Quel poème poignant. On sent vraiment toutes les émotions ressenties envers la mère...

C'est triste de se dire qu'avec le temps qui passe, on ne retrouvera jamais la mère qu'on avait avant. Très beau poème, en tout cas !
 
Un bel hommage à l'irremplaçable personne que chacun de nous aime.
Dure est la séparation d'un être cher.
Nacy
 
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