Ozichizu
Nouveau poète
Je ne vois plus rien. Plus rien que du feu. J'ai un mal de chien. Je ne vois que du bleu. L'éternité est maintenant éphémère. Je sais, j'oublirais vite ses grands yeux verts. Le visage mouillé. Je souris, si mal. Je suis soulagée. Je l'aimais trop mal. Et puis non,c'est faux. J'aime aimer, souffrir. Pour vivre, il me faut Avoir mal, mourir. Alors, seule, la nuit Je la fais glisser, ma lame, et je ris mon bras atrophié. Il n'a rien à voir Ce pauvre garçon Dans cette histoire De Mutilation. C'est un pretexte Pour la deverser Cette sorte de mal-être rouge qu'il faut cacher.