Maman c’est aujourd’hui dimanche,
Je passe te prendre, surtout ne me fait pas attendreFais toi belle, met ta jolie robe blanche
Celle que tu aimes tant, je t’emmène danser
Oui petite maman ne sois pas gênée, on va s’amuser
J’arrive, je suis impatiente, je souris, je suis ravie de te faire valser
Près de la gare, je me gare, tiens bizarre !
Ton jardin si vert est devenu tout gris
Ta maison m’a l’air si vide
La poussière a tout envahit, mais d’où vient ce vide
Cet affreux silence qui m’enlaidit tout à coup dans ce grand vide immense
Maman ! Maman !c’est moi ta fille, je suis là
Maman montre toi ! Je ne te vois pas, pourquoi tu ne réponds pas ?
J’ai mal, je me sens mal, de plus en plus mal, ce silence me fait mal
Maman quel est donc le motif de ton absence ?
Pourquoi ta jolie robe qui est si blanche d’habitude a pourtant l’air d’avoir si jauni
Elle est là posée sur ton lit, elle t’attend impatiente et toi tu es partie
Alors je hurle, je te crie
Je te cherche mais en vain
Je t’appelle mais tu manques à mon appel
Maman ou es tu, je ne te vois plus
Maman que fais tu, tu ne me réponds plus
Pourtant je crois entendre tout près de moi ta voix, ton rire, je ressens ta chaleur, ton amour
Que m’arrive t-il ici bas sur cette île
Je voudrais tant fuir cet exil
Maman au secours !où es tu bel amour !
Que t’arrive t-il maman
Tu ne veux plus voir ton enfant
Je n’ai rien fait qui te déplaise pourtant
Ça y est, je me retourne, j’entends tes pas
Tes pas s’approchent je me rapproche
Je suis émue, j’accours, je bondis vers toi
Maman c’est toi ?sors moi vite je t-en prie de cette triste solitude !
Et puis brusquement au seuil de ta porte je m’effondre tristement
Dehors il fait gris, un grand froid m’envahit
Quel est donc ce désarroi qui me ronge au plus profond de moi
Mon cœur est rempli de douleur
Mon regard est en pleur
Car à cet instant précis je sais que tu ne reviendras plus
Alors mes yeux si tristes se tournent vers toi maman
Je te regarde de Là-haut, telle est ta nouvelle demeure
Là-bas dans ce nouveau monde semblant si parfait où la souffrance n’existe plus
Je sais que tout n’est pas fini que tu seras toujours là à mes côtés
Que cet amour qui nous unissait sera même plus fort qu’avant
C’est pour cela que je ne dois pas pleurer, pour toi maman pour ne pas te chagriner
T’emmener valser ! pourquoi pas ! il n’est pas trop tard !
Allons-y, es-tu prête! comme tu es belle ! Car dans mes rêves je sais que tout est permis
Je t’aime maman