Venezio
Maître Poète
CONCOURS : Ma douce feuille blanche…
Du 9 Septembre au 3 Octobre 2025
Résultats : le 4 / 5 Octobre
Avec tendresse ou colère, mais avec humour, écrivez à quelqu’un ou à vous-mêmes tout ce qui vous traverse dans ce moment !
En rimes au choix aabb,abab, abba,, métrique libre mais régulier,dans le style de poésie qui vous convient sonnet, rondeau, quatrains ( 4 minimum ), déversez vos émotions...
Exemples :
Ça y est, je n’ai plus les mots
Mon esprit marche en escargot
Et ce moment me tracasse
De là à ce qu’on me mette à la casse…
** ** ** ** ** ** ** ** **
Il m’aurait plu de vous séduire par un poème
D’une plume légère, malicieuse, stylée
Mais je souffre, hélas, de flemmingite extrême
Me clouant pour un temps au fond du canapé
** ** ** ** ** ** ** ** ** ** **
Félicitations,
Merci à tous les participants,
cela a été un grand plaisir de vous lire.
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**** Participations ****
1 ) Dolk onit. . 7.25/10
Face à ma feuille blanche, je reste figé,
Ma plume refuse encore de s’évader.
Les mots se perdent, se bousculent, s’enfuient,
Et je reste là, sans savoir que dire aujourd’hui.
J’aurais voulu tracer mille merveilles,
Rimer l’amour, la pluie et les abeilles.
Mais mon inspiration joue à cache-cache,
Me laissant seul, avec mes petites taches.
Ce sourire, c’est déjà quelque chose,
Même si la page n’a pas mon éclat.
Un jour viendra où ma plume dansera,
Et mes pensées s’envoleront sur le rythme de la salsa.
Titre absent.
Une page pas si blanche que cela, thème fort bien exprimé.
L'inspiration saura vous « titiller » au moment opportun...c'est certain.
( Dommage le 3ème quatrain n'est pas en rimes suivies,
attention à la métrique)
Dommage, dommage…4 quatrains demandés, titre en suspens
Mais cependant une feuille blanche bien poétique
Bravo pour votre 1ere participation .Vos petites tâches de caractères ont su impulser un bon départ mais elles me laissent sur ma faim.
Dommage, c'était trop court… 4 quatrains minimum, demandés dans la consigne.
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2 ) Adrian M 8.5/10
Oh, dis, c'est pour écrire
Jour de flamme vacillante
Dans ma lanterne d’inspiration
Non que mon Cœur déchante
Juste l’esprit en confusion
Un souffle des pensées blêmes
M’anime en soupirant déçu
Tant les vers de mon poème
Me semblent ternes, exigus
À troubler ma belle Juliette
De ces mots en fleurs passées
Un Romeo aux pâquerettes
Et d’une verve en odyssée
Allez ma plume, je clos les yeux
Pour revoir son sourire exquis
Retrouver un inspir glorieux
Ce charme d’amoureux transi
C’est la mélodie des rimes
Qui la fait entrer dans la danse
En pas joyeux, que s’arriment
S’entrelacent nos espérances…
J'aime votre titre « Jeu de mots » avec lui on part en voyage...
(Belles rimes abab, dommage pour la métrique
Mais que ce poème est agréable à lire, de belles métaphores
Consignes respectées mais la ponctuation reste en souffrance, une page blanche bien écrite !
Brillant départ avec une ambiance poétique mélodieuse. Le 5eme quatrain, fait ressentir l'odyssée de l'inspiration, en précipitant le final…
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3 )Michelle64 7.75/10
Les mots, si on… dit les maux
Rature, après rature
boulettes dans la corbeille
mon esprit sature
de mes traits sans soleil
Un mot émerge, se pose
puis réclame une suite
alors la chaîne s’expose
à l’arbitraire qui milite
La plume prête à barrer
toute la ligne ou partie
ou la main à chiffonner
la page devenue impie
Et le ballet recommence
Une nouvelle candidate
À offrir son innocence
À ma vision ingrate
Mais un murmure de Muse
Me souffle, lâche prise !
C’est dans les pauses, que fusent
Des idées plus exquises
Depuis, je plie les feuilles
huées, en origami
et dans l’instant je recueille
mon feu intérieur, mes cris…
Bon titre. Belles rimes abab, poème dynamique...
C'est bien comme cela se passe, bien décrit et poétique à souhait,
l'ambiance est là ...J'aime la conclusion.
(Attention: à la métrique, aux alternances masc./fémin.
chaque vers doit commencer par une majuscule)
Consignes respectées et belle chute ! Ponctuation absente
L'émotion est bien là, en plus du jeu de mots dans le titre, dans ce tableau poétique. On imagine bien les pliages papier plutôt que les boulettes. Bravo, belle pointe d'humour.
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4 ) MireilleD 8.9/10 Médaille de bronze
Tout vient du silence…
Un jour morne de grisaille de Septembre
Où devant moi brille, ce lin immaculé
Attendant que s’anime une main tendre
À la plume alerte, d’élans non calculés
De l’acceptation de mes incertitudes
Et là, la pauvreté de mon inspiration
Naîtront peut-être, des rimes d’amplitude
À me faire sourire, de mes cogitations
Je sens bien cette terre, aride, blanche
Assoiffée d’une encre de mots légers, fleuris
Vas-y mon cœur, laisse couler l’avalanche
De tes sentiments, même ceux les plus ahuris
Que mes signes graphiques partent en sucette,
Me décomposent comme le cours du temps ?
Normal, quand j’y trouve, reconnais, rejette
Ce qui sied ou non, à mon égo virulent
Être juge et partie dans cette affaire d’inspire
Ah, le beau leurre, à exulter d’indulgence
Redonner de l’entrain, à l’esprit, le chérir
Nous savons tous, que tout, vient du silence…
C'est vrai que le silence, est favorable à l'inspiration,
(quelques alexandrins manquent...
mais cela ne nuit pas au dynamisme de votre écriture,
Rimes abab...Respectant l'alternance Masc./fém... bien)
Un silence d’or dans le respect des consignes
Le souffle poétique est présent dans l'attente, de poser les mots, bien restituée sur les trois 1ers quatrains… La tentative d'humour par la sucette, et la réflexion pour la justifier, sont contrastantes.
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5 )Laure Seaile 8.8/10
Celle lue, l’ose…candide
Te voilà ma blanche, toute en fibres vierges
Luisante en spectre, uniforme, et glacial
À m’impressionner, juste le temps qu’émerge
Une idée à t’encrer de mon fluide cordial
Car mon cœur veille, en fidèle concierge
Murmure à mon esprit le vers jovial
Issu du plaisir qui souvent me submerge
D’honorer ton vélin d’un trait primordial
Sur ce buvard aimant, parfois, les mots, tâchent
De pars l’émotion, tel un profond soupire
Quand mon verbiage, n’a que peu de panache
Ma Muse voudra-t-elle encore me sourire
Mais là, je me tourmente, sans doute, pour rien
Je l’aurais son baiser, ce sonnet, chante bien…
J'ai beaucoup aimé votre sonnet, belle écriture
belles rimes et tout en alexandrins....bravo!)
(un soupir sans e)
Sonnet bien poétique !
Habile mise en scène, en poésie, des composants du papier ( cellulose, fibre) et de l'instant juste avant de poser les mots pour un sonnet réussi.
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6 )Michelle64 8.6/10
Elle perd ses vers
Mon inspiration… Molle, hier
N’a pas changé d’état aujourd'hui
Et pas de conseils, cette nuit
Ces feuillets vides, me sidèrent
Pas d’autre idée que reboire une bière
On prête aux bulles, effets hardis
Élever, par degrés, mes écrits
Sans sombrer dans le patibulaire
D’accord, l’esprit est en gruyère
Mais des trous, sortent ces graphies
De caractères bien assortis
Ça arrive quand on persévère…
Là, pas de prose somnifère
Pourvu que je garde, le débit
En mots sincères d’un appétit
De vous faire sourire, j’espère…
J'aime beaucoup le jeu de mots de votre titre
Écrit très plaisant...3ème quatrain ...Belle image.
(sons différents : rimes bière et patibulaire :
idem: gruyère et persévère ainsi que hier et sidèrent )
Attention à la métrique, à l'alternance masc./fém.)
Respect des consignes avec titre en jeu de mots, fort bel humour
L'inspiration Molière… pour l'humour, ainsi que par le titre. Un plaisir d'écrire, palpable, comme s'il avait jailli soudainement.
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7 )Laure Seaile 8.25/10
L'écrit... vint
Tout comme l'écrivain, sent libératoire
D'encrer une page, de mots jubilatoires
Je m'attèle, à cette prose, le cœur confiant
Que le vers, de mon esprit, sorte, assez luisant
Et qu'au vue du monde, il soit méritoire
Aïe, les illusions, peuvent être inflammatoires
Si ces lignes font sourire, douce victoire
Le fond et la forme, d'émotions sont garants
Tout comme l'écrit, vain
Un pli pour mon cher, a viré à l’épilatoire
J’étais de mauvais poil, en mode frustratoire
De propos par à-coups, emportés, reprochant
Ses excuses à tout, même de mauvais penchants
Ma plume vocalisait, stridente, en exutoire
Tout comme les cris, vains
Titre : Encore un bon jeu de mot...Bravo !
Votre poème m'a plu, j'ai aimé :
« Que le vers de mon esprit sorte assez luisant » entre autres.
Malgré la métrique non respectée, ainsi que le mélange de rimes,
très plaisante lecture.
( je m'attelle il me semble)
En forme de rondeau et jeux de mots, bel humour
Cette forme poétique se prête à de belles variations dans le titre, et les refrains, mais en revers, il y a comme un effet de dispersion du sujet.
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8 )Adrian M 8.875/10
Inspir et décadence
Comment vous rendre hommage, ma douce Dame
Mon esprit semble s'octroyer des vacances
Des mots en compte-gouttes, un vague à l'âme
Je sèche pour ce pli, entre un peu en souffrance
J’appelle la Muse, de pensées en brames
Et n’ai en réponse, qu’un vertige de silence
Mais qui peut alors, entendre ce que clame
Mon cœur affamé, d’une prose d’excellence
À m’imaginer votre sourire radieux
Je subis, là, une attaque, mais créative
En vers aspirants, à un sonnet mélodieux
Votre douce présence, dans ma Vie, motive
Pourtant je crains, qu’a vous le dire de vive voix
Un long blanc de texte, se glisse dans mon émoi…
Beau titre
Superbe sonnet presque tout en alexandrins
De belles rimes riches alternance masc/fem. Respectées ...Bravo!
Malgré cet écrit enflammé, vous avez su y glisser le thème de la page blanche
Beau sonnet mais je pense que la 3ème strophe aurait du être en ccd...
« qu’à vous dire »
Belle réussite d'avoir transmuté le thème du concours avec le style poétique du sonnet. Félicitations pour ces blancs pour écrire, qui se retrouveront aussi, par la voix, à la fin.
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9 )MireilleD 8.45/10
Aux maux de Lune
Je t'écris de nuit, Chérie au sourire aimant
Espérant soutirer aux rayons de lune
Quelques mots délicieux, des vers charmants
Mais l'enchanteresse argentée a rancune
Vide ma tête pour ne m’avoir que pour elle
Jalouse de notre lien, en douce romance
Le silence des mots, mon esprit appelle
Mais je résiste, t’écrire est jouissance
Un vers après l’autre, nait du mouvement
De m’abandonner, à chacune votre tour
Toutes deux, êtes présentes, dans mon firmament
En signature Céleste d’un bel Amour
Ainsi l’anxiété, de ne plus être à la page
Je la livre, en… écrivaine du dimanche
Mon bazar intérieur choisira l’encrage
Uniforme ou couleurs, pour la feuille blanche.
Un duel amoureux avec l'astre lunaire ; vous tentez de « coucher »
sur une page blanche, vos sentiments pour un être cher. Bonne idée.
J'aime vos 2 derniers vers.
( naît ) belles rimes abab
Attention à la métrique, à l'alternance des rimes masc./fém.
Consignes respectées, revoir quelque peu la ponctuation, fort poétique
Finalement, avec brio, vous êtes arrivée à retranscrire ce tiraillement entre beautés qui vous captivaient, vous donnaient le sentiment de rester muette
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10 )Michelle64 9.30/10 Médaille d'or
Lis cœur, des mots...
Comme un projecteur, lumineux sur mon front
La blanche page d’écran, appelle mes idées
Un par un, entrent en scène, des mots pailletés
Et un juge fait le tri des beaux, des laiderons
Voilà un train de rimes de vaillants wagons
Aux consignes entendues, j’espère appliquées
Je ne sais pas où je vais, mais la voie est tracée
Laisse mon imaginaire, sortir de ses gonds
Ça y est, j’ai calé mon esprit devient brouillon,
Passent les minutes, sans cliquetis de clavier
Puis l’envie soudaine, la pause Grand Marnier
Passer les canaux à prose, au goupillon
Au quart de bouteille, le vers a floraison
Les lignes sont fluides et avec un bon doigté
Que le sens, lui, en soit un peu bouchonné
Il y a de la marge pour sombrer en cuvaison
Moralité ; il faut bien, choisir son flacon
Loin de valoir, le parfum, des fleurs des prés
Mais là, je subis, les relents de ma cité
Et l’orchestre du périf, depuis mon balcon
Je retournerai, plume et calepin, prompt
Au parc, sous un arbre, être mieux inspirée
Et même si mes feuillets, restent immaculés
Le silence saura quoi dire à mon cœur bougon…
Une écriture aisée, assortie d'une belle conclusion.
Vous avez choisi deux rimes abba semblables,
tout au long de votre poème; pas mal comme idée
( clavier et Marnier sons différents )
(Attention à la métrique )
Bon titre à boire ! belles rimes embrassées et bel humour !
Un cadre moderne, avec ses avantages et inconvénients, bien valorisé, par votre écriture, ainsi que vos sentiments. Joli final poétique pour un fondu enchainé avec l'humour.
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11 )Adrian M 9.2/10 Médaille d'argent
Pro verbe
Elle semble bien aux abonnés absents
L’inspiration pour me relier à toi
Là, je me sens, troubadour souffrant
D’une extinction, bénigne, de voix
Mais passagère, car mine de rien
Quelques idées et l’humour affluent
Et c’est en écrivant que l’on devient…
Dit un proverbe… à tout étendu
Je subis mon esprit, ses grimaces
À autant redouter le silence
Que les mots apparaissent, fugaces
Ne puissent se placer en séquence
Le boulevard du doute, m’appelle
Foisonnant de néons de couleurs
Clignotants : - tu dois plaire, excelle-
Puis mon cœur m’alerte du leurre
Cent mots plus tard, m’agrée cette prose
Née, pas seulement, de mon bon vouloir
D’une crise de vers, en dermatose
Vous l’aurez, à me lire, c’est à prévoir…
Le titre: un bon jeu de mots
De belles rimes riches abab
La page blanche est emplie de bien belles paroles
(Attention à la métrique )
Consignes bien suivies, fort divertissant du titre jusqu’à la fin !
Il est perceptible ce regard bienveillant sur la difficulté d'écrire, ses variations dans l'inspiration. le résultat est un joli accord de vos quatrains... au pro verbe...
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12 )Laure Seaile 8.75/10
Pas d'un trait...
J’ai posé, Mon Amour... puis des points de suspension
Sont venus, invisibles, arrêter ma plume
Mais qu’est-il advenu de ma belle inspiration
Ces envolées, dont mon esprit, avait coutume
À sonder le silence, je n’entends que le cœur
Sa douce pulsation, me disant, confiance
Tout vient de cet instant, le vide est précurseur
De toute création, même en fulgurance
Tout comme un respire, profond, entre les mots
L’acceptation sereine, de leur fréquence
Puis se réjouir, qu’ils soient de concerto
Posés sur la feuille, en vers, d’éloquence
Serait-ce le secret, d’illustres écrivains
Renoncer au, tout d’une traite, au, à tout prix
Que la pause inspire mieux, donne de l’entrain
Alors sur ces pensées, je m’y remets, chéri
Tu es dans ma vie comme un autre soleil
Au baiser du matin, tu renais à nouveau
Ton sourire, ta voix, sont d’un si doux réveil
À en être grée au Ciel, pour tous ces cadeaux
Très belle lecture
Rimes alternées très riches...Bravo !
Attention à l'alternance masc./fém. ( 2 derniers quatrains )
ainsi qu'à la métrique
consignes respectées "me manque au, tout d'une traite, au, à tout prix"...quelque peu disgracieux, le reste étant très harmonieux
Vous décrivez bien en poésie ce moment où la plume reste suspendue, cependant vos réflexions, amènent le solennel, là où la légèreté fait la différence sur l'échelle des impressions.
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13 )MireilleD 8.55/10
Inspir en berne
Lui écrire, un autre respire
Ample, à la valse des sentiments
Quand les mots fusent ou…soupir
S’évaporent de l’esprit impatient
Détresse d’une page blanche
Sans caractères pour la vêtir
De jambages, des hampes franches
Alors que j’ai tant à lui dire
Ah, ce juge, critique, sévère
Autant du sujet que des rimes
Déclarant niaise, primaire
Déjà vue, la prose qui m’anime
Mais l’aveu d’un inspir en berne
Et l’image d’un presser de citron
Ont pour effet, en ce qui me concerne
À raviver mon chant de pinson
Joyeuse de ces rimes, bonheur
Ce que l’on crée si bien à deux
Calés sur la bonté de nos Cœurs
Et la sincérité d’un aveu.
J'ai aimé vous lire.
Votre spontanéité vous honore , il n'y a rien de niais
et de primaire en votre écriture, soyez en certain (e)
Attention à la métrique, à l'alternance des rimes masc./fem.
respect des consignes dans cette belle inspiration
Belle écriture en introduction pour présenter l'immanquable juge intérieur qui tranche dans le texte, et l'allusion d'un pressé de méninges( presser de citron) est bien amenée dans le contexte pour libérer les mots.
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14 )Angepapillonnanou 8.15/10
Aquarelles sous les saules
L'encre turquoise coule de ma plume,
Elle colore mes mots de tendres chimères,
Nuance mes sentiments sans amertume,
Chacun d'eux n'est jamais éphémère.
J'y confie mon cœur en toute légèreté,
Débordant de quelques-uns de mes émois,
Telle une déclaration, reflet de leur pureté,
Alors que furtivement mon regard larmoie.
Mes maux me troublent et mes yeux divaguent,
Le parfum des regrets plane sur mes épaules.
Mon cœur cherche à se protéger des vagues,
Et mes pensées s'effacent dans les flaques d’aquarelle sous les saules.
Quelques instants, mon regard s'embue malgré mon sourire.
Alors, que je me sens prise de doux frissons,
Il m'échappe des lèvres la tiédeur d'un frêle soupir.
Je m’abandonne aux tendres frémissements à l'unisson.
Un joli poème, assorti d'un beau titre, mais dommage
que vous ne vous soyez pas attardée sur le thème de la page blanche
De belles rimes abab riches.
Attention à la métrique ainsi qu'à l'alternance des rimes Masc./fem.
Fort belle poésie dans le respect des consignes, toutefois le dernier vers du 3ème quatrain me semble un peu trop long
Un état d'être intérieur, sous les saules, amplifié par la douceur des rimes, de la poésie, qui relèguent à l'ombre, voire à l'oubli, le ressenti de l'instant où la plume n'avance plus.
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HORS CONCOURS
Récital, là, mineur. . . . . . . Venezio
Ah misère, de la page blanche
Ne plus savoir quoi t’écrire
Être tenté par un délire
Même si le cœur en flanche
Ouf, voilà déjà un quatrain
Aveu sincère d’esprit en berne
Que sont ces mots qui me consternent
Qui de toi m’emmènent si loin
Au secours, ma douce Muse
Ça coule mal de mon citron
Et l’araignée à mon plafond
Tisse une longue toile d’excuses
Toute collante pour accrocher
Quand même une lueur d’espoir
Ces vers à consistance de lard
Un petit sourire, espèrent glaner
Sous couvert de ce récital
Il y a le désir d’un lien avec toi
Pressant à emmêler mes doigts
De peur que l’inspir ne détale
Force et farce de mes neurones
À redouter les proses à venir
Mais d'un je t'aime à te dire
Je ne serai jamais aphone
** ** ** ** ** ** ** ** **
Pour toi, à prendre au pied de la lettre. Luron2eme
Je prends ces quelques lettres,
Pour t’écrire des doux mots,
Et t’offrir cette lettre,
Pour ôter tous tes maux.
Je la mets dans l’enveloppe,
Moi, le petit timbré,
Par un coup de baguette, hé hop,
Pas même oblitéré.
Hé, c’est la qu’on sonne,
C’est une nouvelle phase,
Le facteur te la donne,
Tu vas lire mes phrases.
J’imagine, je la vois, elle,
Par moi, son p’tit gars virtuel,
Se délectant de mes voyelles,
Peut-être, les apprécie-t-elle !
J’ai cassé ton accent grave,
Pour mon accent aigu,
Et encore, je relave,
Qui vénère ta vertu.
J’enlève le circonflexe,
Ainsi que ce drôle, le tréma,
De ce sire si complexe,
Que je trouve plutôt bas.
J’enlace avec des virgules,
Idiots sont ces deux points,
Pour que mes mots circulent,
Toujours en contre point.
Parfois à court d’argument,
Et si parfois je trime,
Jamais ne nargue, jamais ne ment,
C’est pour trouver la rime.
Et si d’un petit trait,
C’est encore pour rayer,
Je dessine un tiret,
Tous tes termes enrayés.
Je le trouve con ce texte d’amour,
Mais, pour elle, j’ai fait ce poème,
Dans ce maigre contexte d’humour,
Et j’ai du pot, elle aime.
** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** **
DEMANDE EN MARIAGE. . . . . . . Lumierelivexxl
Mon cher, mon très cher Maximilien Théodore,
Ces doux mots pour vous dire combien je vous adore,
Je ne peux ignorer nos quatre décennies de différence
Mais cet écart ne me laisse aucune défiance,
J’aime les hommes d’âge mûr, aux tempes grisonnantes
Et devant votre totale calvitie je ne suis indifférente :
Votre crane luit de mille feux, tel un diamant,
Comme tous les bijoux dont vous allez me faire présent,
Je me vois déjà partager vos draps soyeux,
Ma tête reposant sur votre ventre voluptueux,
M’endormir aux sons de vos gargouillis intestinaux
Dans la suavité de pets émanant de vos boyaux,
Je sais que tout est « donnant / donnant »
Et que vous allez me coucher sur votre testament,
Aussi vous allez déshériter toute votre progéniture
Qui n’a été à mes yeux qu’une imposture,
Je vous aime et vous demande en mariage,
Je ne suis plus toute jeune…cinquante ans d’âge,
Je ne puis attendre indéfiniment
Vous allez bientôt fêter vos quatre vingt dix printemps.
Et merde…c’est trop long cette bafouille…
Si sa gouvernante lui en donnait lecture, je serais bredouille !
Bon, je raye le tout et je recommence
Laissant toutes mes aspirations en négligence…
Monsieur Maximilien Théodore
Duc de Messidor
Voulez-vous m’épouser
Sans vous je suis démoralisée
Bon, c’est parfait, la lecture est aisée,
J’pouvais pas lui envoyer une feuille immaculée.
J’vais dessiner une ribambelle de cœurs
En omettant les chrysanthèmes pour fleurs..
Plus qu’à signer
Et le tour est joué !
Votre Mariette Gédéon
Future héritière du château de Lingodor
Euh, je rature les deux dernières lignes…
Elles pourraient m’apporter la guigne !
Faut pas pousser trop loin le bouchon…
Il pourrait me dire non ce moribond !
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Jamais sans sa plume. . . . . . . Laure Seaile
Un clin d'œil à "Ailé Hasard" mirant le blanc lin
Prêt à l’effleurer de la caresse des mots
Souriant de sa belle fantaisie, qui plus tôt
Aiguillonne son inspir, d’un sujet cristallin
Complice le silence, de son esprit enclin
À habiller de rimes, même les quiproquos ?
Il a belle tendresse, en doux trémolos
Dans ses tableaux, vivants, et parfois cabotins
Comment, tout feuillet, sait-il si bien encrer
D’une prose, à la verve, teintée de son plaisir
Se peut-il que ses doutes, chérissent le papier
L’amènent à chanter, son bonheur d’écrire
C’en est un de le lire, comme celui du jour
Il se renouvelle, surprend, stylé, plein d’humour
** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** **
Parchemin vierge ....... Lys
Attente sur la table, d'un clin d’œil
Promesse caressante d'une plume
Qui me guidera toujours vers le seuil
De mon inspiration teintée de brume …
On me glisse quelques mots inconnus,
S'inscrivent d'autres jolis caractères,
Danse effrénée d'une âme mise à nu,
Lâcher-prise, Ô douceur qui libère...
J'ose l'effleurer et, sans l'effrayer,
Lève les yeux vers la nue miellée rose,
Je laisse peu à peu l'encre couler,
Enfin s'opère une métamorphose.
Ce parchemin cœur de mes émotions,
Mine de rien, m'exhorte vers son rêve
Jour et nuit, me délègue ses légions,
Sa spirale poétique est sans trêve....
Avec lui, s'envole une page blanche,
Chante ! Ô ma belle compagne Érato,
Que la harpe d'or posée sur ta hanche,
Égrène joies et bonheurs en écho....
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Du 9 Septembre au 3 Octobre 2025
Résultats : le 4 / 5 Octobre
Avec tendresse ou colère, mais avec humour, écrivez à quelqu’un ou à vous-mêmes tout ce qui vous traverse dans ce moment !
En rimes au choix aabb,abab, abba,, métrique libre mais régulier,dans le style de poésie qui vous convient sonnet, rondeau, quatrains ( 4 minimum ), déversez vos émotions...
Exemples :
Ça y est, je n’ai plus les mots
Mon esprit marche en escargot
Et ce moment me tracasse
De là à ce qu’on me mette à la casse…
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Il m’aurait plu de vous séduire par un poème
D’une plume légère, malicieuse, stylée
Mais je souffre, hélas, de flemmingite extrême
Me clouant pour un temps au fond du canapé
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Attention particulière aux répétitions
Veillez à l’orthographe, aux concordances des temps, ainsi qu'à la ponctuation.
Attendre les résultats avant de poster sur votre page, vos poèmes participants au concours.
Vous pouvez m'envoyer trois poèmes ainsi qu'un hors concours sur ma MP.
Si vous désirez être juges, en faire la demande sur ma messagerie....Merci
Belle inspiration à vous....Amicalement...Venezio
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Résultats du CONCOURS
Médaille d'or : Lis cœur, des mots ... Michelle64
Médaille d'argent : Pro verbe Adrian M
Médaille de bronze : Tout vient du silence... MireilleD
Veillez à l’orthographe, aux concordances des temps, ainsi qu'à la ponctuation.
Attendre les résultats avant de poster sur votre page, vos poèmes participants au concours.
Vous pouvez m'envoyer trois poèmes ainsi qu'un hors concours sur ma MP.
Si vous désirez être juges, en faire la demande sur ma messagerie....Merci
Belle inspiration à vous....Amicalement...Venezio
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Résultats du CONCOURS
Médaille d'or : Lis cœur, des mots ... Michelle64
Médaille d'argent : Pro verbe Adrian M
Médaille de bronze : Tout vient du silence... MireilleD
Félicitations,
Merci à tous les participants,
cela a été un grand plaisir de vous lire.
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**** Participations ****
1 ) Dolk onit. . 7.25/10
Face à ma feuille blanche, je reste figé,
Ma plume refuse encore de s’évader.
Les mots se perdent, se bousculent, s’enfuient,
Et je reste là, sans savoir que dire aujourd’hui.
J’aurais voulu tracer mille merveilles,
Rimer l’amour, la pluie et les abeilles.
Mais mon inspiration joue à cache-cache,
Me laissant seul, avec mes petites taches.
Ce sourire, c’est déjà quelque chose,
Même si la page n’a pas mon éclat.
Un jour viendra où ma plume dansera,
Et mes pensées s’envoleront sur le rythme de la salsa.
Titre absent.
Une page pas si blanche que cela, thème fort bien exprimé.
L'inspiration saura vous « titiller » au moment opportun...c'est certain.
( Dommage le 3ème quatrain n'est pas en rimes suivies,
attention à la métrique)
Dommage, dommage…4 quatrains demandés, titre en suspens
Mais cependant une feuille blanche bien poétique
Bravo pour votre 1ere participation .Vos petites tâches de caractères ont su impulser un bon départ mais elles me laissent sur ma faim.
Dommage, c'était trop court… 4 quatrains minimum, demandés dans la consigne.
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2 ) Adrian M 8.5/10
Oh, dis, c'est pour écrire
Jour de flamme vacillante
Dans ma lanterne d’inspiration
Non que mon Cœur déchante
Juste l’esprit en confusion
Un souffle des pensées blêmes
M’anime en soupirant déçu
Tant les vers de mon poème
Me semblent ternes, exigus
À troubler ma belle Juliette
De ces mots en fleurs passées
Un Romeo aux pâquerettes
Et d’une verve en odyssée
Allez ma plume, je clos les yeux
Pour revoir son sourire exquis
Retrouver un inspir glorieux
Ce charme d’amoureux transi
C’est la mélodie des rimes
Qui la fait entrer dans la danse
En pas joyeux, que s’arriment
S’entrelacent nos espérances…
J'aime votre titre « Jeu de mots » avec lui on part en voyage...
(Belles rimes abab, dommage pour la métrique
Mais que ce poème est agréable à lire, de belles métaphores
Consignes respectées mais la ponctuation reste en souffrance, une page blanche bien écrite !
Brillant départ avec une ambiance poétique mélodieuse. Le 5eme quatrain, fait ressentir l'odyssée de l'inspiration, en précipitant le final…
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3 )Michelle64 7.75/10
Les mots, si on… dit les maux
Rature, après rature
boulettes dans la corbeille
mon esprit sature
de mes traits sans soleil
Un mot émerge, se pose
puis réclame une suite
alors la chaîne s’expose
à l’arbitraire qui milite
La plume prête à barrer
toute la ligne ou partie
ou la main à chiffonner
la page devenue impie
Et le ballet recommence
Une nouvelle candidate
À offrir son innocence
À ma vision ingrate
Mais un murmure de Muse
Me souffle, lâche prise !
C’est dans les pauses, que fusent
Des idées plus exquises
Depuis, je plie les feuilles
huées, en origami
et dans l’instant je recueille
mon feu intérieur, mes cris…
Bon titre. Belles rimes abab, poème dynamique...
C'est bien comme cela se passe, bien décrit et poétique à souhait,
l'ambiance est là ...J'aime la conclusion.
(Attention: à la métrique, aux alternances masc./fémin.
chaque vers doit commencer par une majuscule)
Consignes respectées et belle chute ! Ponctuation absente
L'émotion est bien là, en plus du jeu de mots dans le titre, dans ce tableau poétique. On imagine bien les pliages papier plutôt que les boulettes. Bravo, belle pointe d'humour.
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4 ) MireilleD 8.9/10 Médaille de bronze
Tout vient du silence…
Un jour morne de grisaille de Septembre
Où devant moi brille, ce lin immaculé
Attendant que s’anime une main tendre
À la plume alerte, d’élans non calculés
De l’acceptation de mes incertitudes
Et là, la pauvreté de mon inspiration
Naîtront peut-être, des rimes d’amplitude
À me faire sourire, de mes cogitations
Je sens bien cette terre, aride, blanche
Assoiffée d’une encre de mots légers, fleuris
Vas-y mon cœur, laisse couler l’avalanche
De tes sentiments, même ceux les plus ahuris
Que mes signes graphiques partent en sucette,
Me décomposent comme le cours du temps ?
Normal, quand j’y trouve, reconnais, rejette
Ce qui sied ou non, à mon égo virulent
Être juge et partie dans cette affaire d’inspire
Ah, le beau leurre, à exulter d’indulgence
Redonner de l’entrain, à l’esprit, le chérir
Nous savons tous, que tout, vient du silence…
C'est vrai que le silence, est favorable à l'inspiration,
(quelques alexandrins manquent...
mais cela ne nuit pas au dynamisme de votre écriture,
Rimes abab...Respectant l'alternance Masc./fém... bien)
Un silence d’or dans le respect des consignes
Le souffle poétique est présent dans l'attente, de poser les mots, bien restituée sur les trois 1ers quatrains… La tentative d'humour par la sucette, et la réflexion pour la justifier, sont contrastantes.
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5 )Laure Seaile 8.8/10
Celle lue, l’ose…candide
Te voilà ma blanche, toute en fibres vierges
Luisante en spectre, uniforme, et glacial
À m’impressionner, juste le temps qu’émerge
Une idée à t’encrer de mon fluide cordial
Car mon cœur veille, en fidèle concierge
Murmure à mon esprit le vers jovial
Issu du plaisir qui souvent me submerge
D’honorer ton vélin d’un trait primordial
Sur ce buvard aimant, parfois, les mots, tâchent
De pars l’émotion, tel un profond soupire
Quand mon verbiage, n’a que peu de panache
Ma Muse voudra-t-elle encore me sourire
Mais là, je me tourmente, sans doute, pour rien
Je l’aurais son baiser, ce sonnet, chante bien…
J'ai beaucoup aimé votre sonnet, belle écriture
belles rimes et tout en alexandrins....bravo!)
(un soupir sans e)
Sonnet bien poétique !
Habile mise en scène, en poésie, des composants du papier ( cellulose, fibre) et de l'instant juste avant de poser les mots pour un sonnet réussi.
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6 )Michelle64 8.6/10
Elle perd ses vers
Mon inspiration… Molle, hier
N’a pas changé d’état aujourd'hui
Et pas de conseils, cette nuit
Ces feuillets vides, me sidèrent
Pas d’autre idée que reboire une bière
On prête aux bulles, effets hardis
Élever, par degrés, mes écrits
Sans sombrer dans le patibulaire
D’accord, l’esprit est en gruyère
Mais des trous, sortent ces graphies
De caractères bien assortis
Ça arrive quand on persévère…
Là, pas de prose somnifère
Pourvu que je garde, le débit
En mots sincères d’un appétit
De vous faire sourire, j’espère…
J'aime beaucoup le jeu de mots de votre titre
Écrit très plaisant...3ème quatrain ...Belle image.
(sons différents : rimes bière et patibulaire :
idem: gruyère et persévère ainsi que hier et sidèrent )
Attention à la métrique, à l'alternance masc./fém.)
Respect des consignes avec titre en jeu de mots, fort bel humour
L'inspiration Molière… pour l'humour, ainsi que par le titre. Un plaisir d'écrire, palpable, comme s'il avait jailli soudainement.
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7 )Laure Seaile 8.25/10
L'écrit... vint
Tout comme l'écrivain, sent libératoire
D'encrer une page, de mots jubilatoires
Je m'attèle, à cette prose, le cœur confiant
Que le vers, de mon esprit, sorte, assez luisant
Et qu'au vue du monde, il soit méritoire
Aïe, les illusions, peuvent être inflammatoires
Si ces lignes font sourire, douce victoire
Le fond et la forme, d'émotions sont garants
Tout comme l'écrit, vain
Un pli pour mon cher, a viré à l’épilatoire
J’étais de mauvais poil, en mode frustratoire
De propos par à-coups, emportés, reprochant
Ses excuses à tout, même de mauvais penchants
Ma plume vocalisait, stridente, en exutoire
Tout comme les cris, vains
Titre : Encore un bon jeu de mot...Bravo !
Votre poème m'a plu, j'ai aimé :
« Que le vers de mon esprit sorte assez luisant » entre autres.
Malgré la métrique non respectée, ainsi que le mélange de rimes,
très plaisante lecture.
( je m'attelle il me semble)
En forme de rondeau et jeux de mots, bel humour
Cette forme poétique se prête à de belles variations dans le titre, et les refrains, mais en revers, il y a comme un effet de dispersion du sujet.
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8 )Adrian M 8.875/10
Inspir et décadence
Comment vous rendre hommage, ma douce Dame
Mon esprit semble s'octroyer des vacances
Des mots en compte-gouttes, un vague à l'âme
Je sèche pour ce pli, entre un peu en souffrance
J’appelle la Muse, de pensées en brames
Et n’ai en réponse, qu’un vertige de silence
Mais qui peut alors, entendre ce que clame
Mon cœur affamé, d’une prose d’excellence
À m’imaginer votre sourire radieux
Je subis, là, une attaque, mais créative
En vers aspirants, à un sonnet mélodieux
Votre douce présence, dans ma Vie, motive
Pourtant je crains, qu’a vous le dire de vive voix
Un long blanc de texte, se glisse dans mon émoi…
Beau titre
Superbe sonnet presque tout en alexandrins
De belles rimes riches alternance masc/fem. Respectées ...Bravo!
Malgré cet écrit enflammé, vous avez su y glisser le thème de la page blanche
Beau sonnet mais je pense que la 3ème strophe aurait du être en ccd...
« qu’à vous dire »
Belle réussite d'avoir transmuté le thème du concours avec le style poétique du sonnet. Félicitations pour ces blancs pour écrire, qui se retrouveront aussi, par la voix, à la fin.
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9 )MireilleD 8.45/10
Aux maux de Lune
Je t'écris de nuit, Chérie au sourire aimant
Espérant soutirer aux rayons de lune
Quelques mots délicieux, des vers charmants
Mais l'enchanteresse argentée a rancune
Vide ma tête pour ne m’avoir que pour elle
Jalouse de notre lien, en douce romance
Le silence des mots, mon esprit appelle
Mais je résiste, t’écrire est jouissance
Un vers après l’autre, nait du mouvement
De m’abandonner, à chacune votre tour
Toutes deux, êtes présentes, dans mon firmament
En signature Céleste d’un bel Amour
Ainsi l’anxiété, de ne plus être à la page
Je la livre, en… écrivaine du dimanche
Mon bazar intérieur choisira l’encrage
Uniforme ou couleurs, pour la feuille blanche.
Un duel amoureux avec l'astre lunaire ; vous tentez de « coucher »
sur une page blanche, vos sentiments pour un être cher. Bonne idée.
J'aime vos 2 derniers vers.
( naît ) belles rimes abab
Attention à la métrique, à l'alternance des rimes masc./fém.
Consignes respectées, revoir quelque peu la ponctuation, fort poétique
Finalement, avec brio, vous êtes arrivée à retranscrire ce tiraillement entre beautés qui vous captivaient, vous donnaient le sentiment de rester muette
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10 )Michelle64 9.30/10 Médaille d'or
Lis cœur, des mots...
Comme un projecteur, lumineux sur mon front
La blanche page d’écran, appelle mes idées
Un par un, entrent en scène, des mots pailletés
Et un juge fait le tri des beaux, des laiderons
Voilà un train de rimes de vaillants wagons
Aux consignes entendues, j’espère appliquées
Je ne sais pas où je vais, mais la voie est tracée
Laisse mon imaginaire, sortir de ses gonds
Ça y est, j’ai calé mon esprit devient brouillon,
Passent les minutes, sans cliquetis de clavier
Puis l’envie soudaine, la pause Grand Marnier
Passer les canaux à prose, au goupillon
Au quart de bouteille, le vers a floraison
Les lignes sont fluides et avec un bon doigté
Que le sens, lui, en soit un peu bouchonné
Il y a de la marge pour sombrer en cuvaison
Moralité ; il faut bien, choisir son flacon
Loin de valoir, le parfum, des fleurs des prés
Mais là, je subis, les relents de ma cité
Et l’orchestre du périf, depuis mon balcon
Je retournerai, plume et calepin, prompt
Au parc, sous un arbre, être mieux inspirée
Et même si mes feuillets, restent immaculés
Le silence saura quoi dire à mon cœur bougon…
Une écriture aisée, assortie d'une belle conclusion.
Vous avez choisi deux rimes abba semblables,
tout au long de votre poème; pas mal comme idée
( clavier et Marnier sons différents )
(Attention à la métrique )
Bon titre à boire ! belles rimes embrassées et bel humour !
Un cadre moderne, avec ses avantages et inconvénients, bien valorisé, par votre écriture, ainsi que vos sentiments. Joli final poétique pour un fondu enchainé avec l'humour.
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11 )Adrian M 9.2/10 Médaille d'argent
Pro verbe
Elle semble bien aux abonnés absents
L’inspiration pour me relier à toi
Là, je me sens, troubadour souffrant
D’une extinction, bénigne, de voix
Mais passagère, car mine de rien
Quelques idées et l’humour affluent
Et c’est en écrivant que l’on devient…
Dit un proverbe… à tout étendu
Je subis mon esprit, ses grimaces
À autant redouter le silence
Que les mots apparaissent, fugaces
Ne puissent se placer en séquence
Le boulevard du doute, m’appelle
Foisonnant de néons de couleurs
Clignotants : - tu dois plaire, excelle-
Puis mon cœur m’alerte du leurre
Cent mots plus tard, m’agrée cette prose
Née, pas seulement, de mon bon vouloir
D’une crise de vers, en dermatose
Vous l’aurez, à me lire, c’est à prévoir…
Le titre: un bon jeu de mots
De belles rimes riches abab
La page blanche est emplie de bien belles paroles
(Attention à la métrique )
Consignes bien suivies, fort divertissant du titre jusqu’à la fin !
Il est perceptible ce regard bienveillant sur la difficulté d'écrire, ses variations dans l'inspiration. le résultat est un joli accord de vos quatrains... au pro verbe...
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12 )Laure Seaile 8.75/10
Pas d'un trait...
J’ai posé, Mon Amour... puis des points de suspension
Sont venus, invisibles, arrêter ma plume
Mais qu’est-il advenu de ma belle inspiration
Ces envolées, dont mon esprit, avait coutume
À sonder le silence, je n’entends que le cœur
Sa douce pulsation, me disant, confiance
Tout vient de cet instant, le vide est précurseur
De toute création, même en fulgurance
Tout comme un respire, profond, entre les mots
L’acceptation sereine, de leur fréquence
Puis se réjouir, qu’ils soient de concerto
Posés sur la feuille, en vers, d’éloquence
Serait-ce le secret, d’illustres écrivains
Renoncer au, tout d’une traite, au, à tout prix
Que la pause inspire mieux, donne de l’entrain
Alors sur ces pensées, je m’y remets, chéri
Tu es dans ma vie comme un autre soleil
Au baiser du matin, tu renais à nouveau
Ton sourire, ta voix, sont d’un si doux réveil
À en être grée au Ciel, pour tous ces cadeaux
Très belle lecture
Rimes alternées très riches...Bravo !
Attention à l'alternance masc./fém. ( 2 derniers quatrains )
ainsi qu'à la métrique
consignes respectées "me manque au, tout d'une traite, au, à tout prix"...quelque peu disgracieux, le reste étant très harmonieux
Vous décrivez bien en poésie ce moment où la plume reste suspendue, cependant vos réflexions, amènent le solennel, là où la légèreté fait la différence sur l'échelle des impressions.
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13 )MireilleD 8.55/10
Inspir en berne
Lui écrire, un autre respire
Ample, à la valse des sentiments
Quand les mots fusent ou…soupir
S’évaporent de l’esprit impatient
Détresse d’une page blanche
Sans caractères pour la vêtir
De jambages, des hampes franches
Alors que j’ai tant à lui dire
Ah, ce juge, critique, sévère
Autant du sujet que des rimes
Déclarant niaise, primaire
Déjà vue, la prose qui m’anime
Mais l’aveu d’un inspir en berne
Et l’image d’un presser de citron
Ont pour effet, en ce qui me concerne
À raviver mon chant de pinson
Joyeuse de ces rimes, bonheur
Ce que l’on crée si bien à deux
Calés sur la bonté de nos Cœurs
Et la sincérité d’un aveu.
J'ai aimé vous lire.
Votre spontanéité vous honore , il n'y a rien de niais
et de primaire en votre écriture, soyez en certain (e)
Attention à la métrique, à l'alternance des rimes masc./fem.
respect des consignes dans cette belle inspiration
Belle écriture en introduction pour présenter l'immanquable juge intérieur qui tranche dans le texte, et l'allusion d'un pressé de méninges( presser de citron) est bien amenée dans le contexte pour libérer les mots.
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14 )Angepapillonnanou 8.15/10
Aquarelles sous les saules
L'encre turquoise coule de ma plume,
Elle colore mes mots de tendres chimères,
Nuance mes sentiments sans amertume,
Chacun d'eux n'est jamais éphémère.
J'y confie mon cœur en toute légèreté,
Débordant de quelques-uns de mes émois,
Telle une déclaration, reflet de leur pureté,
Alors que furtivement mon regard larmoie.
Mes maux me troublent et mes yeux divaguent,
Le parfum des regrets plane sur mes épaules.
Mon cœur cherche à se protéger des vagues,
Et mes pensées s'effacent dans les flaques d’aquarelle sous les saules.
Quelques instants, mon regard s'embue malgré mon sourire.
Alors, que je me sens prise de doux frissons,
Il m'échappe des lèvres la tiédeur d'un frêle soupir.
Je m’abandonne aux tendres frémissements à l'unisson.
Un joli poème, assorti d'un beau titre, mais dommage
que vous ne vous soyez pas attardée sur le thème de la page blanche
De belles rimes abab riches.
Attention à la métrique ainsi qu'à l'alternance des rimes Masc./fem.
Fort belle poésie dans le respect des consignes, toutefois le dernier vers du 3ème quatrain me semble un peu trop long
Un état d'être intérieur, sous les saules, amplifié par la douceur des rimes, de la poésie, qui relèguent à l'ombre, voire à l'oubli, le ressenti de l'instant où la plume n'avance plus.
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HORS CONCOURS
Récital, là, mineur. . . . . . . Venezio
Ah misère, de la page blanche
Ne plus savoir quoi t’écrire
Être tenté par un délire
Même si le cœur en flanche
Ouf, voilà déjà un quatrain
Aveu sincère d’esprit en berne
Que sont ces mots qui me consternent
Qui de toi m’emmènent si loin
Au secours, ma douce Muse
Ça coule mal de mon citron
Et l’araignée à mon plafond
Tisse une longue toile d’excuses
Toute collante pour accrocher
Quand même une lueur d’espoir
Ces vers à consistance de lard
Un petit sourire, espèrent glaner
Sous couvert de ce récital
Il y a le désir d’un lien avec toi
Pressant à emmêler mes doigts
De peur que l’inspir ne détale
Force et farce de mes neurones
À redouter les proses à venir
Mais d'un je t'aime à te dire
Je ne serai jamais aphone
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Pour toi, à prendre au pied de la lettre. Luron2eme
Je prends ces quelques lettres,
Pour t’écrire des doux mots,
Et t’offrir cette lettre,
Pour ôter tous tes maux.
Je la mets dans l’enveloppe,
Moi, le petit timbré,
Par un coup de baguette, hé hop,
Pas même oblitéré.
Hé, c’est la qu’on sonne,
C’est une nouvelle phase,
Le facteur te la donne,
Tu vas lire mes phrases.
J’imagine, je la vois, elle,
Par moi, son p’tit gars virtuel,
Se délectant de mes voyelles,
Peut-être, les apprécie-t-elle !
J’ai cassé ton accent grave,
Pour mon accent aigu,
Et encore, je relave,
Qui vénère ta vertu.
J’enlève le circonflexe,
Ainsi que ce drôle, le tréma,
De ce sire si complexe,
Que je trouve plutôt bas.
J’enlace avec des virgules,
Idiots sont ces deux points,
Pour que mes mots circulent,
Toujours en contre point.
Parfois à court d’argument,
Et si parfois je trime,
Jamais ne nargue, jamais ne ment,
C’est pour trouver la rime.
Et si d’un petit trait,
C’est encore pour rayer,
Je dessine un tiret,
Tous tes termes enrayés.
Je le trouve con ce texte d’amour,
Mais, pour elle, j’ai fait ce poème,
Dans ce maigre contexte d’humour,
Et j’ai du pot, elle aime.
** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** **
DEMANDE EN MARIAGE. . . . . . . Lumierelivexxl
Mon cher, mon très cher Maximilien Théodore,
Ces doux mots pour vous dire combien je vous adore,
Je ne peux ignorer nos quatre décennies de différence
Mais cet écart ne me laisse aucune défiance,
J’aime les hommes d’âge mûr, aux tempes grisonnantes
Et devant votre totale calvitie je ne suis indifférente :
Votre crane luit de mille feux, tel un diamant,
Comme tous les bijoux dont vous allez me faire présent,
Je me vois déjà partager vos draps soyeux,
Ma tête reposant sur votre ventre voluptueux,
M’endormir aux sons de vos gargouillis intestinaux
Dans la suavité de pets émanant de vos boyaux,
Je sais que tout est « donnant / donnant »
Et que vous allez me coucher sur votre testament,
Aussi vous allez déshériter toute votre progéniture
Qui n’a été à mes yeux qu’une imposture,
Je vous aime et vous demande en mariage,
Je ne suis plus toute jeune…cinquante ans d’âge,
Je ne puis attendre indéfiniment
Vous allez bientôt fêter vos quatre vingt dix printemps.
Et merde…c’est trop long cette bafouille…
Si sa gouvernante lui en donnait lecture, je serais bredouille !
Bon, je raye le tout et je recommence
Laissant toutes mes aspirations en négligence…
Monsieur Maximilien Théodore
Duc de Messidor
Voulez-vous m’épouser
Sans vous je suis démoralisée
Bon, c’est parfait, la lecture est aisée,
J’pouvais pas lui envoyer une feuille immaculée.
J’vais dessiner une ribambelle de cœurs
En omettant les chrysanthèmes pour fleurs..
Plus qu’à signer
Et le tour est joué !
Votre Mariette Gédéon
Future héritière du château de Lingodor
Euh, je rature les deux dernières lignes…
Elles pourraient m’apporter la guigne !
Faut pas pousser trop loin le bouchon…
Il pourrait me dire non ce moribond !
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Jamais sans sa plume. . . . . . . Laure Seaile
Un clin d'œil à "Ailé Hasard" mirant le blanc lin
Prêt à l’effleurer de la caresse des mots
Souriant de sa belle fantaisie, qui plus tôt
Aiguillonne son inspir, d’un sujet cristallin
Complice le silence, de son esprit enclin
À habiller de rimes, même les quiproquos ?
Il a belle tendresse, en doux trémolos
Dans ses tableaux, vivants, et parfois cabotins
Comment, tout feuillet, sait-il si bien encrer
D’une prose, à la verve, teintée de son plaisir
Se peut-il que ses doutes, chérissent le papier
L’amènent à chanter, son bonheur d’écrire
C’en est un de le lire, comme celui du jour
Il se renouvelle, surprend, stylé, plein d’humour
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Parchemin vierge ....... Lys
Attente sur la table, d'un clin d’œil
Promesse caressante d'une plume
Qui me guidera toujours vers le seuil
De mon inspiration teintée de brume …
On me glisse quelques mots inconnus,
S'inscrivent d'autres jolis caractères,
Danse effrénée d'une âme mise à nu,
Lâcher-prise, Ô douceur qui libère...
J'ose l'effleurer et, sans l'effrayer,
Lève les yeux vers la nue miellée rose,
Je laisse peu à peu l'encre couler,
Enfin s'opère une métamorphose.
Ce parchemin cœur de mes émotions,
Mine de rien, m'exhorte vers son rêve
Jour et nuit, me délègue ses légions,
Sa spirale poétique est sans trêve....
Avec lui, s'envole une page blanche,
Chante ! Ô ma belle compagne Érato,
Que la harpe d'or posée sur ta hanche,
Égrène joies et bonheurs en écho....
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