Comme j'aurais aimé avoir quelqu'un vers qui me tourner, une personne à qui parler. Quelqu'un avec qui partager mes doutes et mes peurs. Pourquoi ce vide en moi? Un vide oppressant qui me dévorait de l'intérieur. À qui la faute? J'avais peur de ressentir, peur d'être émue, peur de donner. J'avais peur, Peur, PEUR. Je devais cesser de fuir. J'aurais aimé cesser de brûler de l'intérieur, mais je ne savais comment éteindre cet incendie. J'aurais aimé cesser d'être furieuse tout le temps. Quelque choses en moi se ratatinait, se rapetissait. C'était la part qui savait voir et vivre le bon côté de la vie. Je ne pouvais pas m'en empêcher, de douter. J'avais sans arrêt envie de casser, de briser, de détruire, pour que chacun puisse voir à quoi ressemblait ce qui était en moi. Je me sentais deux fois plus lourde et deux fois plus vielle que je ne l'étais réellement. Je ne me suis jamais sentie aussi seule. L'espoir? Je n'étaits même pas sûre de savoir ce que ce mot signifiait. Je pars en petits morceaux et je suis tellement fatigué de tout ça. Marre de cette vie de merde, ma vie de merde. J’avais l’impression que je n’allais jamais m’en sortir, j’avais parfois envie de baisser les bras, a quoi bon lutter quand on sait que c’est perdu d’avance !? J’avais besoin de partir, changer d’air, de vie. Je suis en colère, contre qui ? Moi-même sûrement !! Je vois certain jeune de mon âge qui s’en sorte, qui avance, qui grandisse et s’épanouisse, mais moi j’en suis ou ? Je merde, je fais du sur place, je me dis adulte mais ne le suis pas.