harmonie
Nouveau poète
Ma colonie de vacances ......
Un jour , ma mère put m'envoyer en colonie de vacances dans les Pyrénées. Grâce aux aides sociales, je pus me rendre à Sainte Marie de Campan, entre Bagnères de Bigorre et la Mongie , en compagnie de mon ami Paul.
Que tu es belle montagne , tu m'as séduit, je vais te le dire , je t'aime , tout simplement avec mon regard , par tes odeurs , quand la brume te voile , te cache de la vue de tous, quand tu pleures, en pluie généreuse, accompagnée de tes grognements orageux, quand tu partages ton sourire coloré , gorgé de soleil!!
Je fus émerveillé, de découvrir cette architecture, mosaïque en trois dimensions,mélange hasardeux de différentes roches, affirmant leur identité par mille couleurs; enchevêtrement indiscipliné de formes, pics inaccessibles, plateaux hospitaliers où moutons et chevaux se gavent d'herbe. Je fus étonné de voir des arbres magiquement tenus en équilibre, défiant les lois de la gravité , accrochés entre saillies et pentes .
L’eau omniprésente, présence timide, discrète sous forme de rus à peine visibles, humidifie les prés. Présence rugissante, quand elle s’appelle torrent, ensemençant vapeur d’eau et gouttelettes suspendues au dessus de son cours. Pour mieux faire partager sa joie, la montagne chante, elle suinte ses émotions .
Puis, le regard s’élève, côtoie tant de dessins différents, que chaque arpent, photographié par les yeux, engendre un nouvel émerveillement, toujours de nouvelles couleurs, de nouvelles formes ..Rarement la montagne reproduit les mêmes géométries. Je la soupçonne d’originalité artistique!!
De ces colonies de vacances, c'est l'amour de la montagne qui m'a marqué! Oui , je passe encore des heures à te regarder,dès que je peux me rendre à tes côtés .
L’un des endroits où je me sens le mieux se situe entre Cauterets et le lac d’ Estom, «Fruitière», espace où le temps ne fait pas défaut, où parler me semble futile, si ce n’est sur un ton serein. C’est un lieu où un gave se prélasse et qui parfois devient violence , quand il se précipite de trop haut .Des chevaux, jamais pressés, gardent cet endroit, vous accompagnent un bout de chemin, et vous rançonnent d’un morceau de pain. Des vaches nonchalantes, indifférentes à votre présence, se recueillent, et ruminent en silence , près d’arbrisseaux....
C G
Un jour , ma mère put m'envoyer en colonie de vacances dans les Pyrénées. Grâce aux aides sociales, je pus me rendre à Sainte Marie de Campan, entre Bagnères de Bigorre et la Mongie , en compagnie de mon ami Paul.
Que tu es belle montagne , tu m'as séduit, je vais te le dire , je t'aime , tout simplement avec mon regard , par tes odeurs , quand la brume te voile , te cache de la vue de tous, quand tu pleures, en pluie généreuse, accompagnée de tes grognements orageux, quand tu partages ton sourire coloré , gorgé de soleil!!
Je fus émerveillé, de découvrir cette architecture, mosaïque en trois dimensions,mélange hasardeux de différentes roches, affirmant leur identité par mille couleurs; enchevêtrement indiscipliné de formes, pics inaccessibles, plateaux hospitaliers où moutons et chevaux se gavent d'herbe. Je fus étonné de voir des arbres magiquement tenus en équilibre, défiant les lois de la gravité , accrochés entre saillies et pentes .
L’eau omniprésente, présence timide, discrète sous forme de rus à peine visibles, humidifie les prés. Présence rugissante, quand elle s’appelle torrent, ensemençant vapeur d’eau et gouttelettes suspendues au dessus de son cours. Pour mieux faire partager sa joie, la montagne chante, elle suinte ses émotions .
Puis, le regard s’élève, côtoie tant de dessins différents, que chaque arpent, photographié par les yeux, engendre un nouvel émerveillement, toujours de nouvelles couleurs, de nouvelles formes ..Rarement la montagne reproduit les mêmes géométries. Je la soupçonne d’originalité artistique!!
De ces colonies de vacances, c'est l'amour de la montagne qui m'a marqué! Oui , je passe encore des heures à te regarder,dès que je peux me rendre à tes côtés .
L’un des endroits où je me sens le mieux se situe entre Cauterets et le lac d’ Estom, «Fruitière», espace où le temps ne fait pas défaut, où parler me semble futile, si ce n’est sur un ton serein. C’est un lieu où un gave se prélasse et qui parfois devient violence , quand il se précipite de trop haut .Des chevaux, jamais pressés, gardent cet endroit, vous accompagnent un bout de chemin, et vous rançonnent d’un morceau de pain. Des vaches nonchalantes, indifférentes à votre présence, se recueillent, et ruminent en silence , près d’arbrisseaux....
C G