Même si...
Même si, la sentir m'était inconnu
J'aimerais pour elle, garder la vue,
Ou ne plus caresser ses cheveux?
Je pourrais encore être heureux...
J'aspire aux mille couleurs de la vie
En oubliant le panel de mes folies,
Car seuls mes yeux grands ouverts
Reflètent le spectre de la lumière...
Goûter la chair d'un fruit délicieux
Ou bien quelques liqueurs de Dieu,
Ne remplaceraient pas cette vision:
Une fleur au sourire des nations...
Si je perdais l'odeur des roses Thé
Je pourrais encore les contempler.
Juste emplir mon âme en douceur
D'un arc-en-ciel, de ses couleurs...
Le timbre de sa voix s'évanouirait
Au puits d'un silence très profond...
Au regard je pourrais sonder l'iris
Du kaléidoscope d'infinis délices...
Ne plus entendre, des mots doux,
Mais aussi les cris du monde fou,
Qu'importe, je suivrai sa prunelle
Au lac clair d'une vision éternelle...
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