Garibaldi
Maître Poète
Je suis la mémoire vivante d’une ivresse fauchée…
Sous la muraille des hommes avides de pouvoir…
Au fil des années, j’erre sur le long d’un triste et avide couloir…
Bordé de milliers de croix, de pierres, blancheur immaculée…
Je repose sous un bouclier de bronze, où parfois je me lamente…
Je suis un soldat inconnu, cherchant le chemin du retour…
Celui d’une maison, d’une famille, d’une jeunesse, d’un éternel amour…
De ce sentier perdu, printanier en fleurs, avant la tourmente…
J’étais petit, un enfant joyeux, et surtout plein d’innocence…
Avec une inévitable soif, de découvrir le monde et ses merveilles…
Aimant l’espoir et l’infini, d’une nature resplendissant au soleil…
Modeste, mais si loin dans les rêves, si haut dans les grandes espérances…
Puis un matin, fut anéanti ces murs, mon éternel et grand village…
Tétanisation, incompréhension, rage et colère, naît la fureur, la rancœur...
Je revois ma mère, ma famille… et la mort affutant sa faux, immense peur…
Me poussant vers un destin aux couleurs fades et passées, loin derrière l’orage…
Je revois l’instant, comme une tranchée boueuse, un sentier encore très froid…
Je revis le moment, comme une morsure, déchiquetant un passé affamé…
La désespérance, le vide total, se plier face aux aléas d’une vie, comme un blessé…
Un déchirement dans le fond de l’âme, puis un trou noir, me laissant sans voix…
J’ai beau faire un million de prières, je me sens comme l’inconnu sous cette tâche…
Cet endroit si glacial, où se repose, hélas une tristesse, mes ancêtres…
A quel prix, estime-t-on la vie, et tous ceux qui ont cessé d’être…
Pauvre flamme vacillante, il a fallu que l’on me l’arrache !!!
Sous la muraille des hommes avides de pouvoir…
Au fil des années, j’erre sur le long d’un triste et avide couloir…
Bordé de milliers de croix, de pierres, blancheur immaculée…
Je repose sous un bouclier de bronze, où parfois je me lamente…
Je suis un soldat inconnu, cherchant le chemin du retour…
Celui d’une maison, d’une famille, d’une jeunesse, d’un éternel amour…
De ce sentier perdu, printanier en fleurs, avant la tourmente…
J’étais petit, un enfant joyeux, et surtout plein d’innocence…
Avec une inévitable soif, de découvrir le monde et ses merveilles…
Aimant l’espoir et l’infini, d’une nature resplendissant au soleil…
Modeste, mais si loin dans les rêves, si haut dans les grandes espérances…
Puis un matin, fut anéanti ces murs, mon éternel et grand village…
Tétanisation, incompréhension, rage et colère, naît la fureur, la rancœur...
Je revois ma mère, ma famille… et la mort affutant sa faux, immense peur…
Me poussant vers un destin aux couleurs fades et passées, loin derrière l’orage…
Je revois l’instant, comme une tranchée boueuse, un sentier encore très froid…
Je revis le moment, comme une morsure, déchiquetant un passé affamé…
La désespérance, le vide total, se plier face aux aléas d’une vie, comme un blessé…
Un déchirement dans le fond de l’âme, puis un trou noir, me laissant sans voix…
J’ai beau faire un million de prières, je me sens comme l’inconnu sous cette tâche…
Cet endroit si glacial, où se repose, hélas une tristesse, mes ancêtres…
A quel prix, estime-t-on la vie, et tous ceux qui ont cessé d’être…
Pauvre flamme vacillante, il a fallu que l’on me l’arrache !!!