Fysco
Maître Poète
Moi, je suis un vieil arbre oublié dans la plaine
Ayant autour de moi l'ombre éternellement
Où du vent de la mort les brûlantes haleines.
Je la vis, à pas lents, entrer si doucement.
Toujours au même but le même sort ramène
Puis l'infirme vieillesse, arrivant tristement,
L'âme ne frémit plus chez ce vieil instrument.
La nuit est ton séjour, l'horreur est ton domaine.
Entendez-vous dans l'ombre aboyer les cerbères
Pleins de faim, font claquer leurs mâchoires de fer.
Sommeil, doux abandon, image du néant,
Sur l'émail de ses yeux brille un noir diamant.
Dans le vase sans fond s'abreuvent des chimères,
Le vent va m'emporter ; je vais quitter la terre,
La neige immaculée, au pur reflet d'argent.
L’oeil rouge du soleil palpitait dans du sang.
L'astre laissait tomber sa larme de lumière
Criant contre le ciel mes longs tourments soufferts,
Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux.
Écoute ! ô ce grand soir, empourpré de colères,
Nul espoir ne viendra consoler ma paupière.
Le vent sur son cheval, la mort sur son éclair,
Le grand vent solennel et noir des cimetières.
Ayant autour de moi l'ombre éternellement
Où du vent de la mort les brûlantes haleines.
Je la vis, à pas lents, entrer si doucement.
Toujours au même but le même sort ramène
Puis l'infirme vieillesse, arrivant tristement,
L'âme ne frémit plus chez ce vieil instrument.
La nuit est ton séjour, l'horreur est ton domaine.
Entendez-vous dans l'ombre aboyer les cerbères
Pleins de faim, font claquer leurs mâchoires de fer.
Sommeil, doux abandon, image du néant,
Sur l'émail de ses yeux brille un noir diamant.
Dans le vase sans fond s'abreuvent des chimères,
Le vent va m'emporter ; je vais quitter la terre,
La neige immaculée, au pur reflet d'argent.
L’oeil rouge du soleil palpitait dans du sang.
L'astre laissait tomber sa larme de lumière
Criant contre le ciel mes longs tourments soufferts,
Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux.
Écoute ! ô ce grand soir, empourpré de colères,
Nul espoir ne viendra consoler ma paupière.
Le vent sur son cheval, la mort sur son éclair,
Le grand vent solennel et noir des cimetières.
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