delfinarella
Poète libéré
Elle avait apporté, fort difficilement,
Un tabouret pliant tout au bord de la grève,
S’était installée là, admirant l’océan
Puis avait clos ses yeux, continuant ses rêves
Elle entendait les mots que portent les nuages
En glissant sur les flots jusques aux coquillages
Volés par les enfants qui courent sur les plages,
Les oreilles ravies de fabuleux messages
Elle entendait les mots de pluie après l’orage,
Agonie de sanglots après accès de rage
Désespoir délayé sous trop de maquillage,
Toutes ces voix cassées, toutes ces bouches sages
Elle entendait les mots susurrés tendrement
Par l’aède joyeux, par le fougueux amant,
Ces mots de tous les jours que tout le monde attend,
Que personne ne dit, personne n’a le temps
Puis elle a replié, à petits gestes lents,
Son tabouret pliant, a mis fin à ses rêves,
N’a plus rien entendu de ces chants lancinants
Que le souffle de l’eau bruissant sur la grève….
Un tabouret pliant tout au bord de la grève,
S’était installée là, admirant l’océan
Puis avait clos ses yeux, continuant ses rêves
Elle entendait les mots que portent les nuages
En glissant sur les flots jusques aux coquillages
Volés par les enfants qui courent sur les plages,
Les oreilles ravies de fabuleux messages
Elle entendait les mots de pluie après l’orage,
Agonie de sanglots après accès de rage
Désespoir délayé sous trop de maquillage,
Toutes ces voix cassées, toutes ces bouches sages
Elle entendait les mots susurrés tendrement
Par l’aède joyeux, par le fougueux amant,
Ces mots de tous les jours que tout le monde attend,
Que personne ne dit, personne n’a le temps
Puis elle a replié, à petits gestes lents,
Son tabouret pliant, a mis fin à ses rêves,
N’a plus rien entendu de ces chants lancinants
Que le souffle de l’eau bruissant sur la grève….