fil2fer
Poète libéré
Lune volée.
C’est un nuage noir
Un chiffon qui efface
La lune dont la face
Colle aux tableaux des soirs
Du monde.
Une lune au teint clair
Qui roule sur la dune
Et connaît l’infortune
De glisser dans la mer
Qui gronde.
Qui comme un papillon
Est faite prisonnière
Piquée d’une bannière.
Une lune ballon,
Qu’on crève !
Une lune au couchant,
Qui n’est plus que de pierre
Son œil sous la paupière,
Qui dort son coeur cherchant,
Son rêve.
Une lune en trognon
Qui va se fondre entière
Dans l’ombre de la terre
Quand la grande illusion
L’Eclipse.
Une lune au repos
Qu’un ciel met dans sa poche
Qu’un coup de vent décroche
Pour lui faire l’apo-
Calypse.
Fil2fer, le 06/11/2012.
C’est un nuage noir
Un chiffon qui efface
La lune dont la face
Colle aux tableaux des soirs
Du monde.
Une lune au teint clair
Qui roule sur la dune
Et connaît l’infortune
De glisser dans la mer
Qui gronde.
Qui comme un papillon
Est faite prisonnière
Piquée d’une bannière.
Une lune ballon,
Qu’on crève !
Une lune au couchant,
Qui n’est plus que de pierre
Son œil sous la paupière,
Qui dort son coeur cherchant,
Son rêve.
Une lune en trognon
Qui va se fondre entière
Dans l’ombre de la terre
Quand la grande illusion
L’Eclipse.
Une lune au repos
Qu’un ciel met dans sa poche
Qu’un coup de vent décroche
Pour lui faire l’apo-
Calypse.
Fil2fer, le 06/11/2012.
Mes si petites graines.
Non je ne peux pas croire
Que ce qui est petit,
Et maigre de mémoire,
Ne fera pas aussi,
Son plein de souvenirs.
Que ce qui est petit,
Et maigre de mémoire,
Ne fera pas aussi,
Son plein de souvenirs.
Donc, comme des pépites,
Je sais bien qu’il me faut
Mes graines si petites,
Les semer au grand pot,
Pour rêver l’avenir.
Je sais bien qu’il me faut
Mes graines si petites,
Les semer au grand pot,
Pour rêver l’avenir.
Non, je ne peux pas croire
Que la vie n’est ce chant
Qui signe la victoire,
Du bon sur le méchant,
Quand la mort prend la fuite.
Donc, chaque matin j’ose,
Tout l’espoir dans mon bras
Arroser quelque chose :
(L’aveu fut fait supra)
Mes graines si petites.
Non je ne peux pas croire
Que qui est sans talent
Sans éclat et sans gloire
Lisse comme le gland,
Ne vaut pas le grand chêne.
Donc dans les yeux de l’homme
Je cherche ce qu’il doit
Enterrer profond comme,
(Et je l’avoue trois fois)
Mes si petites graines.
Fil2fer, le 08/11/2012.
Chaque matin…
Vois, le matin s’en va pour une après-midi
Me tirant par la main ou par mon pull en laine,
Sans se soucier si j’ai un peu le pied qui traîne
Comme si dans mardi me tardait mercredi.
Ce matin qui tenait du soleil dans sa main
Fait d’une après-midi son unique héritière
Et le voici déjà dans son heure dernière
Sans promettre jamais rendez-vous pour demain.
Quand midi sacrifie le tout dernier matin
Qui n’a pu éclairer qu’un quart de ma planète
Je sais que tout s’agite un temps et puis s’arrête,
Que tout a un début, mais aussi une fin.
Fil2fer le 04/10/2012.
Que la vie n’est ce chant
Qui signe la victoire,
Du bon sur le méchant,
Quand la mort prend la fuite.
Donc, chaque matin j’ose,
Tout l’espoir dans mon bras
Arroser quelque chose :
(L’aveu fut fait supra)
Mes graines si petites.
Non je ne peux pas croire
Que qui est sans talent
Sans éclat et sans gloire
Lisse comme le gland,
Ne vaut pas le grand chêne.
Donc dans les yeux de l’homme
Je cherche ce qu’il doit
Enterrer profond comme,
(Et je l’avoue trois fois)
Mes si petites graines.
Fil2fer, le 08/11/2012.
Chaque matin…
Vois, le matin s’en va pour une après-midi
Me tirant par la main ou par mon pull en laine,
Sans se soucier si j’ai un peu le pied qui traîne
Comme si dans mardi me tardait mercredi.
Ce matin qui tenait du soleil dans sa main
Fait d’une après-midi son unique héritière
Et le voici déjà dans son heure dernière
Sans promettre jamais rendez-vous pour demain.
Quand midi sacrifie le tout dernier matin
Qui n’a pu éclairer qu’un quart de ma planète
Je sais que tout s’agite un temps et puis s’arrête,
Que tout a un début, mais aussi une fin.
Fil2fer le 04/10/2012.
Le baiser.
Ses mots aux charmes cavaleurs
M’embrassaient au creux de l’oreille
Paradoxe j’étais la fleur
Et elle, qui faisait l’abeille.
Juste plus grand que le marmot
A l’âge ou l’amour nous enfièvre
Le joli chemin de ses mots
Ne m’a pas conduit à sa lèvre
Je ne me suis pas fait voleur
Puisque je n’ai pas osé prendre
Un baiser, bijou de valeur,
Qui pendait à sa lèvre tendre.
Elle est partie ! Depuis je sais
Qu’elle a jeté en cours de route
Ses mots d’amour et ce baiser
Qu’un autre a ramassé sans doute.
Fil2fer le 12/10/2012.
Six fois quatre font Douze.
Je ne suis qu’un poète avare de talent
Ma muse est paresseuse et ce n’est qu’à pas lents,
Et puis pas trop souvent, qu’elle me rend visite.
J’ai la plume timide et le génie en fuite.
Pourtant j’ai décidé, qu’il fallait réagir,
Que le tabellion qui dort en moi peut rugir.
A ma chaîne de cou, j’ai pendu Saint Christophe
Pour à l’heure du lynch vous servir ces six strophes.
Donc de nouveau j’écris ! J’ai remis le couvert !
Alors ! Qu’en pensez vous ? Il manque douze vers !
Pour les douze manquants, étant d’humeur maligne,
Je vous demanderai de lire entre les lignes.
Fil2fer, le 11/11/2012.