Filiatus
Maître Poète
Cette redoutable personne
Du nom de Lucky Luciano
Était le nouvel Al Capone
Mais en bien plus moderato
Lucky est beaucoup plus terre à terre
Pour les uns il fut sans pitié
Pour d'autres il fut comme un père
Père du crime organisé
Mais ne dites pas qu'Al Capone
Reste le maître incontesté
Dans "Le Parrain", Don Corleone
Par notre héros fut inspiré
Luciano est né en Sicile
Trois années avant mil neuf cent
Or, la famille quitte l'île
Lorsqu'il a à peine dix ans
Quand elle arrive en Amérique
Lucky ne se sent plus de joie
Il s'intègre à diverses cliques
Qui l'entraînent vers la mafia
Souvent la police l'arrête
Et l'inculpe comme dealer
Mais on le relâche en cachette
Car il est encore mineur
À vingt-trois ans Lucky s'enflamme
Et sur la pègre il veut régner
Son patron pressentant le drame
Décide de l'éliminer
C'est sans connaître l'animal
Car avec deux hommes de mains
Venus d'une bande rivale
Ils tuent son boss le lendemain
Devenu le roi de New York
Il raquette, fraude, corrompt
Cambriole, truque et extorque
Sans jamais finir en prison
C'est en mil neuf cent trente-six
Que la police enfin l'arrête
Il passe devant la justice
Et logiquement prend perpète
En mil neuf cent quarante et un
Un porte-avions est saboté
Les italo-américains
Sont tout de suite suspectés
Luciano, maître de la "pieuvre"
Contre une remise de peine
De sa prison met tout en œuvre
Pour faire activer ses antennes
Aussitôt plus de sabotages
Et plus de grève de dockers
Lucky a passé le message
Les boys peuvent partir en guerre
Quand les Américains débarquent
En quarante-trois en Sicile
C'est la mafia qui les cornaque
Sur l'ordre de l'idiot utile
La guerre mondiale achevée
Lucky derrière ses barreaux
Implore les autorités
De le sortir de son cachot
On l'acquitte en quarante-sept
Oui, mais à la condition expresse
Que plus jamais il ne remette
Les pieds sur le sol des U.S.
Où voulez-vous que Lucky aille
À part Cuba, incognito ?
Mais traqué par le F.B.I.
Pour l'Europe, il prend le bateau
Il s'allie à la mafia Corse
Pour former la "French Connection"
Dix ans plus tard, à bout de force
Au jardinage, il s'abandonne
Près du Vésuve, où il demeure
Dans sa maison aux trente pièces
Il compte son or et les heures
Auprès de sa jeune maîtresse
Le vieux parrain a des problèmes
Son cœur s'emballe à contretemps
Il n'est que l'ombre de lui-même
Pourtant il n'a que soixante ans
Quand Barnett Glassman le contacte
Pour tourner le film "Le Parrain"
Lucky écrit son dernier acte :
Il meurt le scénario en main
Du nom de Lucky Luciano
Était le nouvel Al Capone
Mais en bien plus moderato
Lucky est beaucoup plus terre à terre
Pour les uns il fut sans pitié
Pour d'autres il fut comme un père
Père du crime organisé
Mais ne dites pas qu'Al Capone
Reste le maître incontesté
Dans "Le Parrain", Don Corleone
Par notre héros fut inspiré
Luciano est né en Sicile
Trois années avant mil neuf cent
Or, la famille quitte l'île
Lorsqu'il a à peine dix ans
Quand elle arrive en Amérique
Lucky ne se sent plus de joie
Il s'intègre à diverses cliques
Qui l'entraînent vers la mafia
Souvent la police l'arrête
Et l'inculpe comme dealer
Mais on le relâche en cachette
Car il est encore mineur
À vingt-trois ans Lucky s'enflamme
Et sur la pègre il veut régner
Son patron pressentant le drame
Décide de l'éliminer
C'est sans connaître l'animal
Car avec deux hommes de mains
Venus d'une bande rivale
Ils tuent son boss le lendemain
Devenu le roi de New York
Il raquette, fraude, corrompt
Cambriole, truque et extorque
Sans jamais finir en prison
C'est en mil neuf cent trente-six
Que la police enfin l'arrête
Il passe devant la justice
Et logiquement prend perpète
En mil neuf cent quarante et un
Un porte-avions est saboté
Les italo-américains
Sont tout de suite suspectés
Luciano, maître de la "pieuvre"
Contre une remise de peine
De sa prison met tout en œuvre
Pour faire activer ses antennes
Aussitôt plus de sabotages
Et plus de grève de dockers
Lucky a passé le message
Les boys peuvent partir en guerre
Quand les Américains débarquent
En quarante-trois en Sicile
C'est la mafia qui les cornaque
Sur l'ordre de l'idiot utile
La guerre mondiale achevée
Lucky derrière ses barreaux
Implore les autorités
De le sortir de son cachot
On l'acquitte en quarante-sept
Oui, mais à la condition expresse
Que plus jamais il ne remette
Les pieds sur le sol des U.S.
Où voulez-vous que Lucky aille
À part Cuba, incognito ?
Mais traqué par le F.B.I.
Pour l'Europe, il prend le bateau
Il s'allie à la mafia Corse
Pour former la "French Connection"
Dix ans plus tard, à bout de force
Au jardinage, il s'abandonne
Près du Vésuve, où il demeure
Dans sa maison aux trente pièces
Il compte son or et les heures
Auprès de sa jeune maîtresse
Le vieux parrain a des problèmes
Son cœur s'emballe à contretemps
Il n'est que l'ombre de lui-même
Pourtant il n'a que soixante ans
Quand Barnett Glassman le contacte
Pour tourner le film "Le Parrain"
Lucky écrit son dernier acte :
Il meurt le scénario en main