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Lou

Persephone

Nouveau poète
Des ailes de l'amour par toi je fus étreint,
Et ma perte fut déposée sur tes blanches mains.
Le long silence de te plume me déchire,
Il est l'ombre qui me tue et me fais mourir.
Vers toi, sans fin, se porte mon regard hanté,
Réduit, ma vie, a verser d'amers flots salés,
Echapés des gouffres de mon âme abîmée.

M
on esprits par d'obscures visions est brisé.
O mon âme, je survit en rêvant tes mots,
Imaginant ma joie de les lire bientôt.

Mon bras pitoyable peine dans son travail,
Ouvert à la bise coupante des grenailles,
Ne se mouvoie que pour te porter ma supplique.

Ah, si te parvient ce triste échos pathétique,
Mon aimée, laisse ta flamme d'or m'embraser.
Oubli, je t'en prie, que je te fût arraché!
Une âme et un cœur différents en deux êtres
Réunit, ne se tiennent plus qu'a une lettres.

Pour toujours, Guillaume.

Nîmes le 9 février 1915


( C'est un sujet que j'ai eu à traiter: Guillaume Apollinaire à écrit à sa bien-aimée Lou une lettre d'amour. Il se trouve sur le front en train de combattre les allemands pendant la première guerre mondiale. Ne recevant pas de réponse à sa missive il lui réécrit une lettre la suppliant de lui répondre et utilisant un registre pathétique.)
 
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