pat38000
Poète libéré
Dans cette abondance de nourrissons
Il fût facile d'en perdre la notion
L'unique pièce sordide d'une pension
Les barreaux d'un lit pour seul horizon
Déposés dans une cage, j'enrage
Mes cris bavent une écume de lait fermenté
Mes mains agrippées au néant pour lutter
Le vilain mouflet sans nom, pas sage
Le bâtard oublié, qui ne parle pas
Dans mes couches moi le "merdeux".
Mes yeux effacés par la peur, malheureux
d'être venu, celui qui ne s'embrasse pas
Le rejeton, pour être débarrassé
une tétée d'un biberon ou coûle un vide
de mal aimé, le mouflet aux rides
profondes, la gangrène de la société
Ce marmot à l'édifice fragile
bancal, je erre sur des routes
Sans affection , l'humain que je redoute
Moi le gosse qui sert à rien, l'inutile.
Je n'ai pas eu la bonne pioche
Un gavroche des temps modernes
Celui qui n'a pas eu de veine.
Le mal né, le sale mioche.
Il fût facile d'en perdre la notion
L'unique pièce sordide d'une pension
Les barreaux d'un lit pour seul horizon
Déposés dans une cage, j'enrage
Mes cris bavent une écume de lait fermenté
Mes mains agrippées au néant pour lutter
Le vilain mouflet sans nom, pas sage
Le bâtard oublié, qui ne parle pas
Dans mes couches moi le "merdeux".
Mes yeux effacés par la peur, malheureux
d'être venu, celui qui ne s'embrasse pas
Le rejeton, pour être débarrassé
une tétée d'un biberon ou coûle un vide
de mal aimé, le mouflet aux rides
profondes, la gangrène de la société
Ce marmot à l'édifice fragile
bancal, je erre sur des routes
Sans affection , l'humain que je redoute
Moi le gosse qui sert à rien, l'inutile.
Je n'ai pas eu la bonne pioche
Un gavroche des temps modernes
Celui qui n'a pas eu de veine.
Le mal né, le sale mioche.