Sa surface renvoie au manant désireux
Un reflet déformé où tout est merveilleux
Où le pauvre est seigneur, son taudis un manoir
Et où tous sont, sur terre, soumis à son pouvoir
Simplement grâce à un bout de caillou brillant
Que les marchands ont fait objet de convoitise
Qui au fil des âges à d’incessante reprises
A causé la misère et fait couler le sang
Car dessous ses effluves de luxe décadent
Son parfum de richesse et de rêve indécent
Son odeur de promesse, épicés de bonheur
Se cache, persistante, une tout autre senteur
Legs des atrocités commises en son nom, l’or
Ne peut se départir de ses relents de mort