L'oisillon et le chameau
Dans un désert en friche
Balayé par le vent
Un chameau fait l'autruche
Dans le sable mouvant
La terre se dérobe
Sous ses pattes fragiles
Mais rien ne le perturbe
Dans son doré asile
Voyant ce grand gaillard
Du fond d'un nid douillet
Un oisillon hagard
Se mit à bafouiller :
« Si je pouvais un jour
Partir avec le vent
Voler comme un vautour
Retourner au levant
Je dirais au soleil
Qui a bruni ma peau
Qu'il est long le sommeil
D'un chameau prenant l'eau
J'implorerais la lune
Qui m'a tant caressé
D'illuminer les ruines
D'un titan terrassé
Je prierais les étoiles
Qui ont meublé mes nuits
De dissiper le voile
D'un géant dans l'ennui
Je conterais au sable
Qui a béni mes pas
La vie insoutenable
D'un gaillard mis au pas
L'oisillon se réveille
Voit ses petits duvets
D'un coup d'aile balaye
Tout ce qu'il a rêvé
HAMDA Abdesselem
Dans un désert en friche
Balayé par le vent
Un chameau fait l'autruche
Dans le sable mouvant
La terre se dérobe
Sous ses pattes fragiles
Mais rien ne le perturbe
Dans son doré asile
Voyant ce grand gaillard
Du fond d'un nid douillet
Un oisillon hagard
Se mit à bafouiller :
« Si je pouvais un jour
Partir avec le vent
Voler comme un vautour
Retourner au levant
Je dirais au soleil
Qui a bruni ma peau
Qu'il est long le sommeil
D'un chameau prenant l'eau
J'implorerais la lune
Qui m'a tant caressé
D'illuminer les ruines
D'un titan terrassé
Je prierais les étoiles
Qui ont meublé mes nuits
De dissiper le voile
D'un géant dans l'ennui
Je conterais au sable
Qui a béni mes pas
La vie insoutenable
D'un gaillard mis au pas
L'oisillon se réveille
Voit ses petits duvets
D'un coup d'aile balaye
Tout ce qu'il a rêvé
HAMDA Abdesselem