Je ne sais par quel hasard se sont croisés nos chemins,
Il venait de tomber du nid et semblait si fragile,
Je ramassais son petit corps de mes mains mal agiles
Lui promettant bel avenir et meilleurs lendemains,
Je l’ai nourri de mie trempée, de ma bouche à son bec
Percevant avec émoi les battements de son cœur,
Renouvelant ces gestes de survie à toute heure
Mais je redoutais que mes soins ne soient voués à l’échec,
Cet oisillon sans défense paré d’un rare duvet
A conquis force et vitalité aux trames des jours,
En l’ornement d’un plumage irisé de mille atours
Les couleurs du monde avaient du veiller sur son chevet,
A regret je lui ai fait prendre son premier envol
Car son regard vif reflétant le ciel me l’implorait
Et son envergure impressionnante me l’ordonnait,
C’est ainsi qu’il rejoignit l’horizon sans nul licol,
Je comptais et je passais mon temps à scruter les cieux
En l’espérance de son retour même provisoire,
Mon attente a été récompensée de mes déboires
M’était il revenu grâce aux invocations à dieu ?
Il s’est doucement posé et blotti sur mon épaule
Me chuchotant qu’un jour certain il viendrait me chercher
« Tu as encore du chemin à parcourir sans te cacher »
Il m’a caressé la joue comme d’un baiser le symbole,
Le temps s’est écoulé, je suis lasse et si fatiguée,
Sur ses ailes il m’emmènera faire le grand voyage
Celui du non retour qui conduit sur l’autre rivage,
Pourvu qu’il arrive qu’il vienne et ne m’ait pas reléguée…
Dans le bleu azuré, soudain un éclair argenté,
En le rayonnement d’une couronne de lumière
Il est là…c’est bien lui…nous allons survoler la terre,
Parmi les âmes disparues il va me déposer…
Il venait de tomber du nid et semblait si fragile,
Je ramassais son petit corps de mes mains mal agiles
Lui promettant bel avenir et meilleurs lendemains,
Je l’ai nourri de mie trempée, de ma bouche à son bec
Percevant avec émoi les battements de son cœur,
Renouvelant ces gestes de survie à toute heure
Mais je redoutais que mes soins ne soient voués à l’échec,
Cet oisillon sans défense paré d’un rare duvet
A conquis force et vitalité aux trames des jours,
En l’ornement d’un plumage irisé de mille atours
Les couleurs du monde avaient du veiller sur son chevet,
A regret je lui ai fait prendre son premier envol
Car son regard vif reflétant le ciel me l’implorait
Et son envergure impressionnante me l’ordonnait,
C’est ainsi qu’il rejoignit l’horizon sans nul licol,
Je comptais et je passais mon temps à scruter les cieux
En l’espérance de son retour même provisoire,
Mon attente a été récompensée de mes déboires
M’était il revenu grâce aux invocations à dieu ?
Il s’est doucement posé et blotti sur mon épaule
Me chuchotant qu’un jour certain il viendrait me chercher
« Tu as encore du chemin à parcourir sans te cacher »
Il m’a caressé la joue comme d’un baiser le symbole,
Le temps s’est écoulé, je suis lasse et si fatiguée,
Sur ses ailes il m’emmènera faire le grand voyage
Celui du non retour qui conduit sur l’autre rivage,
Pourvu qu’il arrive qu’il vienne et ne m’ait pas reléguée…
Dans le bleu azuré, soudain un éclair argenté,
En le rayonnement d’une couronne de lumière
Il est là…c’est bien lui…nous allons survoler la terre,
Parmi les âmes disparues il va me déposer…