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L'inconscience

Matthale

Webmaster
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L'inconscience

Toi, tu meurs, tu ne respires même pas,
Tu rêves de ton indépendance,
Mais dans un monde bien à part,
Tu cours après l'inatteignable,
*
Tu crois que brûler les étapes,
Tu seras plus vite à l'étage,
*
La vie c'est un remède,
Jusqu'à la mort, faut vivre,
*
Je sais de quoi je parle,
Je suis mort une fois,
Chute d'arbre, coma,
Il suffit de l'ignorance,


Transforme toi, fêtard,
Une solution agréable ?
*
Les épices de Sade,
Des courbes vertigineuses,
Une diatribe vernisseuse,
Rendu au touché de l'extase,
*
Toi, t'es mort, tu respires plus,
Tu l'as rencontrée, mangé.
Tu as joué, tu as perdu,
Toutes les erreurs, Andromède,
*
Tanguant comme l'ivre,
Je m'assied, teint blafard,
*
Au dessous de la morale,
Je rêve d'être sur la table,
*
Le désœuvrement, le rance,
Bois et fioles, banc d'ignares,
*
La lumière féminine, affable,
Le tombeau des désirs, fade,
Quelques phrases élogieuses,
Et puis adieu la pieuse,
*
Distante, à côté de la phase,
Quelles belles ingénues,
Jugées par un carrossier,
Prêt à être mangé cru,
*
Et souffrir la genèse,
D'un retour trop amère,
Rejette tout espoir,
De mourir par amour,
*
La beauté se rapproche,
Caresse mes genoux,
Je la touche, je la laisse,
Elle revient, et s'attable,
*
La rencontre éphémère,
Deux corps, âmes liées,
*
Et toi tu es crevé,
T'es mort, sans amitiés,
Mais je peux pas pleurer,
Tout le mal que tu as fait,
*
Tu as souillé la pensée,
Ta haine bien déversée,
C'est plus de la pitié,
Mental d'invertébré,
*
La vie, c'est comme un marais,
Nous mourons, nous naissons,
Si l'envers ne vous déplaît,
Avec ce qui est défait,
*
J'ai plus d'espoir dans ma passion,
Que dans les contes du passé,
*
Et si l'histoire se refaisait,
Tu serais mort, sans amitiés,
Et moi, je recommencerais.
 
Même dans l'inconscience la conscience ne nous abandonne pas. La vie et sa dureté où émerge parfois ce que l'on croit être le bonheur. Mais il est éphémère et fait place à la douleur quand les âmes unies se séparent en fracas . " la beauté se rapproche carresse mes genoux"...me fait penser à Arthur Rimbaud "une saison en enfer..."un soir j'ai assis la beauté sur mes genoux je l'ai trouvé amère et je l'ai insulté"
Le style même de cet écrit me rappelle ce diablotin qui était Arthur Rimbaud ...
Felicitations
Amitiés poétiques
Maurice M
 
Mais je n'insulterais pas la beauté, la beauté est personnelle. Rejeter cette idée est une folie suicidaire.
J'ai trouvé un bonheur, sur terre, rien n'est parfait.
J'évite de penser au futur, je m'efforce de ne pas glisser en arrière.
De rester présent :)

Merci beaucoup :) Amitiés, Matthale
 
jongler avec la mort, la mort définitive, la mort de l'âme, la mort de l'amour, de l'amitié, la mort en soi, et les petites morts qui nous tuent à petit feu
 
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