Alexandrin241997
Poète libéré
Le ciel s’assombrit quand mon cœur, pris de sanglots Ne différencie plus rien, ni le bien, ni le beau. Qu’une étreinte le prive de son précieux air Qu’il nous livre à nos yeux que l’Amour est amer. La Liberté effacée près des barbelés Je ne respire plus, je suis emprisonné, L’herbe glissant sous mes doigts faits d’os et de peau Illusion remplacée par un poids sur mon dos Écrasant mes membres, et assommé de fatigue Ma tête heurte le sol, et mon sang en irrigue La surface. Le fouet claque le bas de mon cou, On traine mon corps comateux dans les cailloux, Un cliquetis assourdissant rend mon corps pâle, Mon corps se repose enfin grâce à une balle. Mon âme s’envole et frise la pureté Des barbelés effacés par la Liberté.