Gnius
Nouveau poète
Luxembourg, le 30 Juin 1802 Mon Général, La guerre s’est déclarée, Dans l’Ouest de l’Amazonie. Une guerre sans pitié, Où le crime était impuni. Lointain, Blotti sous un arbre, J’avais déposé les armes. L’armistice était réclamé en vain. Les morts se faisaient nombreux. Tristes et malheureux. Les corps entassés dans des chariots. Je cachais mon nègre de peau. Nos soldats se sont faits massacrés. Je suis le seul survivant résilié. La Chine fut prise d’assaut. Et il n’y en reste absolument rien. La guerre s’est répandue telle une épidémie. Tous ignoraient que la prochaine attaque visait le sud de la Bolivie. Missiles et grenades étaient éjectés. Tant de morts que de blessés. C’est une guerre sans merci. Disparut la quasi-totalité de l’Asie. Permettez-moi mon Général de vous prodiguez un conseil : « Rassemblez le maximum de provisions, Vos enfants et si possible vos proches, Et prenez la fuite […] Prenez la fuite, Tels des fugitifs pourchassés. Le temps presse ». Signé : Sergent MOUMOUNI