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L'espoir, seul survivant.

titigrogro

Nouveau poète
La résistance.
Le ciel est gris, le ciel est bas.
Le temps d’une vie passe.
Il est lent, et froid
Le temps qui trépasse.
Une étincelle tout à coup illumine les cieux.
Un éclair et tout est révélé.
Partout, sur tout, il pleut.
Mais les ruisseaux sont asséchés.
Les plaines ravinées, les arbres desséchés
Les cadavres nettoyés, purifiés, calcinés.
Parmi ces restes décadents, se trouve un trésor.
Un dernier être qui n’est pas encore mort.
Seul, dans un monde mort, il vit,
Ou bien il survit, on ne saurait le dire.
Jamais être ne fut si seul, que celui-ci
Qui avait tout, qui n’a plus que sa vie.
Il n’entend plus rien, il ne dit plus rien
Muré dans un silence de plomb,
Seul ses yeux pleurent avec aplomb.
Il pleure, il ne voit plus rien.
La solitude est dangereuse.
Elle conduit à la folie.
Elle est douloureuse.
La voleuse de vie.
Je suis comme ce paysage froid, brûlant tout à la fois.
Dévasté, mort, sans espoir, sans vie, en aucun cas.
Il subsiste en moi un peu de vie, un espoir bien ténu,
Que reverdisse ce monde prospère, ingénu.
Car il était ainsi auparavant, si beau, si vivant.
Mais par un défaut d’orgueil terrible,
J’ai perdu l’âme de tout ce monde chantant,
Déclenchant ce cataclysme horrible.
Je veux retrouver la vie, ma vie.
Elle m’a quitté par ma faute, à cause de moi.
Je suis la cause de ma dévastation, de ma petite mort
Mais je l’aime et j’en vie, encore, et encore !
Car l’espoir qui vie en moi, dans ce paysage
N’est autre que l’amour, flammèche survivante.
Qui mire dans la flaque de ses larmes miroitantes
Le désir immense, le bonheur, les yeux, son visage.
Clément !
 
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