georgesadriun1
Nouveau poète
Les Trois Portes de la Sagesse........
Les Trois Portes de la Sagesse
Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour
parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.
- Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince.
- Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le
Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras
trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Un besoin irrésistible te
poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre
sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela
dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.
Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva
bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire:
“Change le Monde. ”
C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans
ce monde, d’autres ne me conviennent pas.
Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se
confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il
y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du cœur. Il réussit
à changer certaines choses, mais beaucoup d’autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui
m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.
- C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton
pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire:
“Change les Autres. ”
- C’était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et
de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. Et il s’insurgea
contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à
infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent.
Les Trois Portes de la Sagesse
Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour
parfaire son apprentissage de la Vie, il l’envoya auprès d’un Vieux Sage.
- Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince.
- Mes paroles s’évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le
Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras
trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Un besoin irrésistible te
poussera à les suivre. Ne cherche pas à t’en détourner, car tu serais condamné à revivre
sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t’en dire plus. Tu dois éprouver tout cela
dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.
Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva
bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire:
“Change le Monde. ”
C’était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans
ce monde, d’autres ne me conviennent pas.
Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se
confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il
y trouva le plaisir et l’ivresse du conquérant, mais pas l’apaisement du cœur. Il réussit
à changer certaines choses, mais beaucoup d’autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda:
- Qu’as-tu appris sur le chemin ?
- J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui
m’échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n’en dépend pas.
- C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton
pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire:
“Change les Autres. ”
- C’était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et
de satisfaction mais aussi de douleur, d’amertume et de frustration. Et il s’insurgea
contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à
infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent.