LES SUEURS DE LA PEUR
Les vapeurs de la peur s’imprègnent en mon cœur,
Un halo de fumée visqueuse et collanteSuinte et ruisselle sur ma peau oppressée,
En cette buée opaque compacte et pénétrante
De m’essouffler, de m’étouffer, de suffoquer
Les couleurs de la peur s’emmêlent en mes pleurs,
S’écoule dans une pestilence de soufre,
D’urine acide, d’ammoniaque saumâtre
Aux remugles de crasse et souillure de gouffre.
Les odeurs de la peur s’imbibent de douleur,
Une face de gargouille grimaçanteSe contorsionne en des rictus de douleur
Tel un sordide ectoplasme d’épouvante
Aux coups corrosifs et caustiques de fossoyeur.
La ferveur de la peur se déroge au bonheur…
En profilant le spectre glacial de la mortLa sérénité se foudroie d’inquiétude,
Le bonheur parviendra à atteindre son essor
En l’inhumation de craintes et ses servitudes.