OLIVIERW
Maître Poète
Les simples,
Il dort le vieux, assommé par un mauvais vin
Sur un coin de la table, cheveux en bataille
Chenu par le temps, le visage purpurin
Egrotant, replet, par des années de ripaille.
Elle, blanchie sous le harnois, près de son fourneau
A préparer le repas du midi, du soir
Ses mains sont usées, à écaler les cerneaux
De noix, on lit dans son regard le désarroi.
Et lui, le fils, ce grand benêt, à l’air idiot
Qui rigole comme un bossu, il est heureux
Ce simplet, quand il voit passer les étourneaux
Avec son rire narquois, il a l’air affreux.
Il dort le vieux, assommé par un mauvais vin
Sur un coin de la table, cheveux en bataille
Chenu par le temps, le visage purpurin
Egrotant, replet, par des années de ripaille.
Elle, blanchie sous le harnois, près de son fourneau
A préparer le repas du midi, du soir
Ses mains sont usées, à écaler les cerneaux
De noix, on lit dans son regard le désarroi.
Et lui, le fils, ce grand benêt, à l’air idiot
Qui rigole comme un bossu, il est heureux
Ce simplet, quand il voit passer les étourneaux
Avec son rire narquois, il a l’air affreux.