Je pourrais bien écrire
Quelque chose sur la mort
Quelque chose qui fasse bien mal
pour frapper bien fort
A t’écoeurer la vie
A te faire peur au cœur
Mais regarde au loin
Regarde bien de tes yeux endormis
Qu’il y a des enfants
Et qu’ils jouent au ballon,
Ils ont les genoux verts à rouler sur l’herbe
Leurs baskets trouées
Datent pourtant d’hier
Je pourrais bien écrire
Quelque chose sur la mort
Quelque chose qui fasse bien mal
pour te plier bien fort
A te crever le cœur
A t’en faire trembler
Et éviter ton lit
Mais écoute au loin
Ecoute bien de tes oreilles embruitées
Qu’il y a des enfants
Et qu’ils rient de tomber
Qu’ils s’entraînent à siffler
Les couleurs de l’été
Et qu’ils chantent à leurs mères
Les chansons pour aimer
Je pourrais bien écrire
Des tas de choses sur la mort
Tous les pleurs les remords
Les je t’aime pas dits et les fleurs oubliées,
C’est si facile d’écrire
Ces choses qui donnent envie aux yeux
De ne plus se rouvrir
Mais
Regarde les enfants
faire dans une simple baignoire
une mer nouvelle,
Transformer en fierté
le genoux abîmé,
Et qui des deux bras
ont des ailes pour voler
Ecoute les enfants,
Leurs grands secrets d’amour,
Leurs histoires inventées,
Leurs questions innocentes
à toi qui es grand,
A toi qui sais tout ;
Alors,
Parce que nous sommes grands,
Et que nous savons tout,
Regardons les enfants,
Ecoutons les enfants,
Eux qui ne savent rien que l’eau le soleil les bonbons interdits
Nous apprendre à vivre.
Quelque chose sur la mort
Quelque chose qui fasse bien mal
pour frapper bien fort
A t’écoeurer la vie
A te faire peur au cœur
Mais regarde au loin
Regarde bien de tes yeux endormis
Qu’il y a des enfants
Et qu’ils jouent au ballon,
Ils ont les genoux verts à rouler sur l’herbe
Leurs baskets trouées
Datent pourtant d’hier
Je pourrais bien écrire
Quelque chose sur la mort
Quelque chose qui fasse bien mal
pour te plier bien fort
A te crever le cœur
A t’en faire trembler
Et éviter ton lit
Mais écoute au loin
Ecoute bien de tes oreilles embruitées
Qu’il y a des enfants
Et qu’ils rient de tomber
Qu’ils s’entraînent à siffler
Les couleurs de l’été
Et qu’ils chantent à leurs mères
Les chansons pour aimer
Je pourrais bien écrire
Des tas de choses sur la mort
Tous les pleurs les remords
Les je t’aime pas dits et les fleurs oubliées,
C’est si facile d’écrire
Ces choses qui donnent envie aux yeux
De ne plus se rouvrir
Mais
Regarde les enfants
faire dans une simple baignoire
une mer nouvelle,
Transformer en fierté
le genoux abîmé,
Et qui des deux bras
ont des ailes pour voler
Ecoute les enfants,
Leurs grands secrets d’amour,
Leurs histoires inventées,
Leurs questions innocentes
à toi qui es grand,
A toi qui sais tout ;
Alors,
Parce que nous sommes grands,
Et que nous savons tout,
Regardons les enfants,
Ecoutons les enfants,
Eux qui ne savent rien que l’eau le soleil les bonbons interdits
Nous apprendre à vivre.