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Les moments du berceau

CHENNOUFI

Maître Poète
Les moments du berceau

J’ai une peur en moi qui ne finit
Qui me creuse en profondeur
Même si je parle même si je dis
Mes mots en l’air qui s’évaporent
Je me questionne et je me dis
Si je dois être face à elle un jour
Je ne l’ai pas vu quand t’elle est née
Ni prendre dans mes bras son fragile corps
Dans un corps, ma fille, ils me l’ont volée
Une douleur me serre au cœur très fort
À chaque nuit quand tout le monde endormi
Alors ma peur me murmure


Si elle te dit, papa où vous étiez
En toi se trouve quel genre de cœur
Seule, mes anniversaires moi, j’ai fêté
Dix ans de vœux étaient de te voir un jour
Les ans qui passent ainsi la vie
Qu’est-ce que j’ai fait pour avoir ce sort
De toi papa moi, j’ai tellement rêvé
À peigner chaque matin, ma chevelure
Sur ton dos comme toutes les filles
Dans les jardins aux mille fleurs


Je pense à toi, aussi qu’à elle.
Je pense à moi qui va m’héberger.
Si un jour, vous seriez au ciel.
Vers ou moi sera mon abri.
Qu’est-ce que j’ai fait a l’éternel?
Après le drame, moi, je suis née.
Je suis venu avec une seule aile.
Il me faut les deux pour m’envoler
Ton cœur papa, il est cruel.
Ne dis pas que tu m’as aimé.
Alors pourquoi tu m’as laissé seule
Et dire que je suis ta fille


Non ma fille ne me pousse pas
Pardonne-moi, car, moi, j’ai pardonné
Ils t’ont arrachée de ton jardin
Tu souffres encore en sachant la vérité
Je ne peux rien contre le destin
Il t’a jugée, il m’a condamné


Je ne peux lui dire la vérité
La vérité augmente ses douleurs
Même lui dire que je l’ai aimé
Sans la voir ni prendre son corps
Ne me pousse pas pour toi, je vis
Ouvre-moi ma fille ton pur cœur
Le mien, tu sais, il est rouillé
Toujours mouillé par mes pleures
Il a connu des tempêtes dans sa vie
Montueux était ma douleurs


Je ne peux même pas lui dire, je t’aime
Je laisse mes larmes lui parler
J’attends une fille me vienne femme
Et pourtant, la fille que j’ai pleurée


Je ne peux pas lui dire que j’ai souffert
À celle, qui est là devant moi
Je vais lui dire, on va s’asseoir
Et peut-être, je prendrais sa main


Dix ans de guerre contre le désespoir
Non, je ne peux pas attendre une autre décennie
Mieux mourir et maudire ceux qui séparent
Et pourtant dieu nous a crée pour être réuni


Devant ses paroles, mon cœur frissonne
Les yeux la dévorent ma soif à trop duré
J’ai fait tous les rôles même celui du clown
Devant les écoles pour la retrouver
Ma voix reste au sol pour moi plus personne
Ainsi est mon sort personne n’a le droit de me juger


Je veux m'évader de mes cauchemars
Mes jours tristes et blanches sont mes nuits
J’ai perdu la joie de vivre mon cœur s’égare
Je ne trouve pas le report ni la paix


Quoi que je fasse quoi que je dise
Personne ne peut me faire revivre
Les moments du berceau
Je t’aime


Mustapha
 
Dernière édition:
Votre écrit est très touchant :(
Que dire? Bon courage à vous !


Bisous
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