sensemo
Nouveau poète
11 novembre 2012
En partage un poème d'un ami que j'ai beaucoup apprécié
Les larmes de sang
Ce jour-là, nous sommes partis
Pour une sale guerre
Abandonnant notre enfance, une fleur au fusil
Je revois encore le visage de ma mère
Je me souviens de cette étrange atmosphère
Pour la première fois j’ai vu Maman pleurer des larmes de sang
Le ciel ressemblait à un désert
Elle avait deviné le sort de son enfant
Perdu dans les barbelés de fer
J’ai traversé l’Enfer
Tous les jours avec ses prières
Elle a réussi à me garder sur Terre
Dans cette tranchée où j’ai sacrifié mes 20 ans, j’ai pleuré
Sous la mitraille
Pour toutes ces vies brisées
Sur les champs de bataille
Avant mon dernier voyage, sur mon lit
Je maudis les hommes et leurs folies
Ici, ils ont déjà réussi à détruire nos vies
J’ai peur qu’ils fassent la même chose au Paradis
Aujourd’hui encore je pleure
Jusqu’au fond de mes entrailles
En regardant sans gloire mon vieil uniforme
Avec toutes mes tristes médailles
J’ai prié toute ma vie en vain pour ne plus revoir tes larmes de sang
Alors pardonne-moi
Non, crois-moi, je ne voulais plus te faire pleurer Maman
Pardonne-moi encore une fois
Stéphane
En partage un poème d'un ami que j'ai beaucoup apprécié
Les larmes de sang
Ce jour-là, nous sommes partis
Pour une sale guerre
Abandonnant notre enfance, une fleur au fusil
Je revois encore le visage de ma mère
Je me souviens de cette étrange atmosphère
Pour la première fois j’ai vu Maman pleurer des larmes de sang
Le ciel ressemblait à un désert
Elle avait deviné le sort de son enfant
Perdu dans les barbelés de fer
J’ai traversé l’Enfer
Tous les jours avec ses prières
Elle a réussi à me garder sur Terre
Dans cette tranchée où j’ai sacrifié mes 20 ans, j’ai pleuré
Sous la mitraille
Pour toutes ces vies brisées
Sur les champs de bataille
Avant mon dernier voyage, sur mon lit
Je maudis les hommes et leurs folies
Ici, ils ont déjà réussi à détruire nos vies
J’ai peur qu’ils fassent la même chose au Paradis
Aujourd’hui encore je pleure
Jusqu’au fond de mes entrailles
En regardant sans gloire mon vieil uniforme
Avec toutes mes tristes médailles
J’ai prié toute ma vie en vain pour ne plus revoir tes larmes de sang
Alors pardonne-moi
Non, crois-moi, je ne voulais plus te faire pleurer Maman
Pardonne-moi encore une fois
Stéphane