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Les humbles

OLIVIERW

Maître Poète
Les humbles,



Une ombre éthérée, furtive au pas feutré

Rase les murs noircis par le temps, il fait noir

Un coche passe au grand galop, le sol gelé

Craque sous le poids, il roule, vers le manoir.

Dans le galetas, la mère et ses trois enfants

Prêt de l’âtre fumant, attendent le retour

Du père. Enfin, il est là, l’humble manant

Qui doit enlever ses oripeaux, les doigts gourds.

Harassé, il s’écroule sur le banc, mangeant

Dans l’écuelle, un bien modeste brouet

De lard et de fèves, et au soleil couchant

Il va sans dire un mot, rejoindre la chambrée.
 
A la campagne soupe ou on laissait des pommes de terres entières qu'on mangeait avec le lard… De lointains souvenirs, mai bons souvenirs
 
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