janu
Maître Poète
Vous n’avez pas crié ! vous n’avez pas gémi
Pas le moindre écho n’a transpercé vos lèvres
Partout c’est la curée, les plaines sont des cris
Dans les montagnes aussi, partout la même fièvre
Depuis ce temps je fuis, repoussant ces images
Oubliant ires et pleurs, les bourreaux assassins
Multitudes infinies se ruant en essaim
Et j’accorde à mon âme de tous nouveaux mirages
Mais je ne peux marcher solitaire dans les rues
Car chaque pas m’apporte vos images de martyrs
De tristes yeux hagards devant vos femmes nues
Vous qui les défendiez et n’avez pu partir…
De cet amas de chair, cruelle indifférence
Dont nul ne se souciait car inconnu en France
Recouvert par l’oubli, second linceul des morts
Dans ma mémoire au moins, vit encore le remords…
Jan
Pas le moindre écho n’a transpercé vos lèvres
Partout c’est la curée, les plaines sont des cris
Dans les montagnes aussi, partout la même fièvre
Depuis ce temps je fuis, repoussant ces images
Oubliant ires et pleurs, les bourreaux assassins
Multitudes infinies se ruant en essaim
Et j’accorde à mon âme de tous nouveaux mirages
Mais je ne peux marcher solitaire dans les rues
Car chaque pas m’apporte vos images de martyrs
De tristes yeux hagards devant vos femmes nues
Vous qui les défendiez et n’avez pu partir…
De cet amas de chair, cruelle indifférence
Dont nul ne se souciait car inconnu en France
Recouvert par l’oubli, second linceul des morts
Dans ma mémoire au moins, vit encore le remords…
Jan