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Les enfants sacrifiés des pensionnats sanitaires.

Maurice Marcouly

Maître Poète
Mon premier livre-enquête, "Les enfants sacrifiés des pensionnats sanitaires" sort le 12 mars aux éditions JC Lattès.

J’y retrace une histoire passée sous silence. Celle d’établissements de cure pour enfants, des lieux hérités de la lutte contre la tuberculose financé par la Sécurité sociale, notamment situés sur la cote Atlantique. Les récits des anciens pensionnaires, s'étendent des années 1950 à 1980, et présentent des récurrences manifestes. Victimes d'un ciblage social, ils viennent de familles ouvrières, agricoles ou monoparentales. La promesse de soins médicaux gagnait la confiance des familles.

En deux ans j'ai lu une centaine de témoignages, j'en ai récolté quarante-deux. Certains s’expriment pour la première fois. Tous décrivent un système qui, sous couvert de soigner les enfants, n'a eu de cesse d'exercer sur eux des violences morales et physiques.

Puis, je suis partie à la recherche d'archives pour tenter de reconstituer le puzzle expliquant le fonctionnement de ces établissements. Des articles de presse, un document administratif, des courriers de magistrats ou des écrits de médecins m'ont accompagnée pour construire une image d'ensemble et plonger dans ce monde méconnu.

Mais l'âpreté des témoignages m'a très vite interpellée : comment des enfants ont-ils pu être envoyés durant d'aussi longues années et vivre de telles maltraitances sans que jamais personne ne soit réellement inquiété ? C'est par cette énigme que s'est ouverte mon enquête.

J'ai hâte d'avoir vos retours.

Fanny Marlier
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Merci beaucoup Fanny d’avoir grace à ce livre-enquête réussi à éclairer un bien sombre passé où effectivement des enfants de 2 à 12 ans ont souffert dans ces centres financés par la sécurité sociale !
Comment a t’on pu séparer des bébés de leur milieu familial ? C’est une chose impensable, un crime pour moi !
Comment ne pas s’insurger face à une maltraitance morale quotidienne doublée de violences physiques à l’égard de ces pauvres pensionnaires ?
J’ai une forte pensée pour tous ces êtres innocents qui ont connu comme moi ce milieu carcéral, à qui, on a pour toujours détruit l’âme pure qu’ils arboraient lorsqu’ils étaient enfant avant de connaître cet enfer !
 
Bonne idée ce livre, c'est déjà un pas en avant. La Ddass, c'est plus compliqué, je crois que je ne pourrai parler que de mon histoire. Omerta de ce système social qui change de nom et utilise des '' associations'' pour noyer les violences. J'ai jamais été lire mon dossier au conseil encore. Peur du numéro et des mensonges sur ma vie. Content de savoir que l'acharnement paie, bravo à vous.
 
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