laptloulou
Nouveau poète
Un torrent effréné roule entre deux falaises;
A droite est l'antre, a gauche, au milieu des mélèzes,
Un dur sentier fait face au terrier du bandit,
Mince corniche au flanc du roc; l'eau qui bondit ,
L'affreux souffle sortant du gouffre, la colere
D'un trou prodigieux et perpendiculaire,
Séparent le sentier de l'antre . Pas de pont.
Rien. La chute ou l'echo tumultueux répond.
Les antes, là, sont surs; les abimes les gardent;
Les deux escarpements ténébreux se regardent;
A peine , en haut , voit-on un frèle jour qui point
La fente épouvantable est étroite à ce point
Qu'on pourrait du sentier parler à la caverne ;
On cause ainsi d'un mur à l'autre de l'Averne.
De Victor Hugo
A droite est l'antre, a gauche, au milieu des mélèzes,
Un dur sentier fait face au terrier du bandit,
Mince corniche au flanc du roc; l'eau qui bondit ,
L'affreux souffle sortant du gouffre, la colere
D'un trou prodigieux et perpendiculaire,
Séparent le sentier de l'antre . Pas de pont.
Rien. La chute ou l'echo tumultueux répond.
Les antes, là, sont surs; les abimes les gardent;
Les deux escarpements ténébreux se regardent;
A peine , en haut , voit-on un frèle jour qui point
La fente épouvantable est étroite à ce point
Qu'on pourrait du sentier parler à la caverne ;
On cause ainsi d'un mur à l'autre de l'Averne.
De Victor Hugo