Eléâzar
Maître Poète
La lune bleue se montre plus qu’un peu
Quand son croissant blanc d’azur pur se mêle
Et le divin ciel veut dire qu’il peut
Plaire à la terre et faire sa jumelle.
La lune jaune est un soleil falot
Qui, la nuit, assure une douce veille
Sur la sphère et sur la crête du flot
Faisant de la mer plus qu’une merveille.
La lune rousse est basse à l’horizon
Et son disque rond éclabousse encore
Les ténèbres qui sortent de prison
Jusqu’au matin que l’aurore décore.
Ô lune, tu te vêts de tous tes teints
Pour te venger du doigt froid qui te moque :
« Bah ! Elle n’est rien ! », mais tu ne t’éteins
Que si un fou de ton croissant te croque.
Quand son croissant blanc d’azur pur se mêle
Et le divin ciel veut dire qu’il peut
Plaire à la terre et faire sa jumelle.
La lune jaune est un soleil falot
Qui, la nuit, assure une douce veille
Sur la sphère et sur la crête du flot
Faisant de la mer plus qu’une merveille.
La lune rousse est basse à l’horizon
Et son disque rond éclabousse encore
Les ténèbres qui sortent de prison
Jusqu’au matin que l’aurore décore.
Ô lune, tu te vêts de tous tes teints
Pour te venger du doigt froid qui te moque :
« Bah ! Elle n’est rien ! », mais tu ne t’éteins
Que si un fou de ton croissant te croque.