benoit la plume
Maître Poète
LES COQUELICOTS
J’ai gardé la photo
Du vieux polaroid,
Champ de coquelicots
Et visage sans ride
Au souffle du printemps
Quand tu courais légère.
J’ai figé dans le temps
Tes vingt ans éphémères.
Rieur, abandonné,
Sans peur du lendemain,
L’amour s’était donné
Dans le creux du chemin.
Les membres crucifères
De ton corps s’arc-boutant,
L’amour, la grande affaire,
Vécu en sifflotant.
Coquelicots qui volent
Rapides au vent de
L’été, caracolent
Enhardis, boutefeux.
Mais ils quittent le champ
Pour toujours ce faisant.
Tu laissas tes vingt ans
Sur le lit du printemps.
Le vent s’est fait moins chaud,
Les blés d’or sont si loin.
Ils ont volé si haut
En pétales mal en point.
En ta vie dépassée
D’autres hommes ont suivi,
Et leurs corps caressés
Assouvirent tes envies.
Le vent de la mévente,
La pelote à se faire,
L’amour la grande affaire
Remisé, en attente.
Les ans nous ont grimés,
Poupées de carnaval,
Désirs déshérités
Aux marches qu’on dévale.
Mais j’ai toujours au cœur
Ce rayon de juin,
Coquelicots en fleurs,
L’amour sur ce chemin
J’ai gardé la photo
Du vieux polaroid,
Champ de coquelicots
Et visage sans ride.
J’ai gardé la photo
Du vieux polaroid,
Champ de coquelicots
Et visage sans ride
Au souffle du printemps
Quand tu courais légère.
J’ai figé dans le temps
Tes vingt ans éphémères.
Rieur, abandonné,
Sans peur du lendemain,
L’amour s’était donné
Dans le creux du chemin.
Les membres crucifères
De ton corps s’arc-boutant,
L’amour, la grande affaire,
Vécu en sifflotant.
Coquelicots qui volent
Rapides au vent de
L’été, caracolent
Enhardis, boutefeux.
Mais ils quittent le champ
Pour toujours ce faisant.
Tu laissas tes vingt ans
Sur le lit du printemps.
Le vent s’est fait moins chaud,
Les blés d’or sont si loin.
Ils ont volé si haut
En pétales mal en point.
En ta vie dépassée
D’autres hommes ont suivi,
Et leurs corps caressés
Assouvirent tes envies.
Le vent de la mévente,
La pelote à se faire,
L’amour la grande affaire
Remisé, en attente.
Les ans nous ont grimés,
Poupées de carnaval,
Désirs déshérités
Aux marches qu’on dévale.
Mais j’ai toujours au cœur
Ce rayon de juin,
Coquelicots en fleurs,
L’amour sur ce chemin
J’ai gardé la photo
Du vieux polaroid,
Champ de coquelicots
Et visage sans ride.