Les Chroniques Assassines
(Prologue)
Le monde tourne depuis des millénaires,
Et les hommes se gargarisent de le savoir,
Savoir, est-ce une vanité qui peut se taire ?
Chaque conception à sa propre déchéance,
Hélas d’ailleurs, les oriflammes brûleront,
Rassemblant dans leurs braises, la créance,
Outrancière et hautaine, de notre création,
Nuancée de destruction, d’un zeste de tuerie,
Immondice voguant sur le cargo terrestre,
Quel emblème, quelle étoile, pour vivre ici,
Unification de la dépravation, belle fenêtre,
En vérité, derrière le noir, le gris, le morne,
Sur le morne, en piédestal, la couche d’ozone.
Ainsi tourne le monde, dans la propreté factice,
Salissures nettoyées, encore et encore, toujours,
Souillures recyclées, indéfiniment, et du maïs,
Aube d’une agriculture moderne, pour vautours,
Sable noir, écosystème détruit, et marais pollués,
Sondes spatiales, déchets sidéraux dérivants là,
Immondices, et quel recyclage existera pour ça,
Nul engin, que l’apesanteur pour les faire retomber,
Existence mortelle pour ce qui l’entoure, les drapeaux,
Selon nos actions en bien ou mal, seront nos oripeaux.