mohanem
Maître Poète
Les champs trop labourés
*****
Tous les champs trop labourés se fatiguent
Ou tu les irrigues ou plus tu ne les irrigues
La charrue les a traversés de bas en haut
Il ne leur convient plus ni semence, ni eau
**
Ils s'ouvrent, ne cachant leurs profondeurs
Voulant qu'on les pénètre jusqu'au coeur
Et sachant qu'ils sont vides et sont stériles
Ils choisissent de ne loger que les reptiles
**
Pauvres champs qui étaient un jour féconds
Sans aucun des petits espaces resté vacant
On s'en approche mais on ne voit que le fiel
Malgré une apparence attrayante et peu belle
**
Ces champs tristes n'attirent plus les charrues
Et comme une belle mère qui n'aime sa bru
Ils deviennent alors à la longue trop nuisibles
Et l'hypocrisie est un trait qui demeure invisible
**
Mieux que les champs trop labourés, il y en a
D'autres charmants et fertiles comme des nanas
Encore de fines roses promettant des enfants
Bien conscientes de ce qu'elles font et elles défont
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Tous les champs trop labourés se fatiguent
Ou tu les irrigues ou plus tu ne les irrigues
La charrue les a traversés de bas en haut
Il ne leur convient plus ni semence, ni eau
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Ils s'ouvrent, ne cachant leurs profondeurs
Voulant qu'on les pénètre jusqu'au coeur
Et sachant qu'ils sont vides et sont stériles
Ils choisissent de ne loger que les reptiles
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Pauvres champs qui étaient un jour féconds
Sans aucun des petits espaces resté vacant
On s'en approche mais on ne voit que le fiel
Malgré une apparence attrayante et peu belle
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Ces champs tristes n'attirent plus les charrues
Et comme une belle mère qui n'aime sa bru
Ils deviennent alors à la longue trop nuisibles
Et l'hypocrisie est un trait qui demeure invisible
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Mieux que les champs trop labourés, il y en a
D'autres charmants et fertiles comme des nanas
Encore de fines roses promettant des enfants
Bien conscientes de ce qu'elles font et elles défont
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