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Les épines douloureuses

CHENNOUFI

Maître Poète

Les épines douloureuses

Fané un jour, j'ai cueilli cette rose
Sur un sombre chemin
Elle m'a injecté une overdose
De son pur venin
Avec ces promesses menteuses
Qui fessant de moi un roi
Moi le modeste, elle me rend grandiose
Du haut, elle m'a fait tomber en bas
Douter non mon cœur n'ose
Elle a ensorcelé le mien
Et pourtant, j'ai cru à cette rose
Malgré les épines aux doigts

Elle m'a promis tant de choses
Malgré qu'elle ne possède rien
Ni charme ni beauté derrière l'écorce
L'amour en elle était vain
Parfois, les fauves féroces
Ont quelque chose en leur sois

Elle m'a promis une chaleur
Et j'ai eu d'elle le froid
Car, glacé était son cœur
Une Louvre de Sibérien
Les loups l'ont jeté aux vautours
Et dire qu'elle tombe sur moi
Malade était son cœur
Elle a infecté le mien

Elle m'a promis des couleurs
Le gris à régner en moi
Et la gaité comme décor
Jusqu'au l'au-delà
Tu verras demain mon amour
Tu verras la magie de mes doigts
Et ensemble, nous soufflerons un jour
Notre centième bougie, toi et moi

Je lui dis, tu sais ma chère
Dans mon cœur, je suis déjà roi
Avec mon cœur léger et sincère
Je te promis que je ne te déçois pas

Je ferais ma lecture sur ton corps en braille
Et je déchiffrerais le code secret de ton cœur
Je foncerais si tu me permets droit sur tes railles
De ton jardin D'éden, un jour, je cueillerais une fleur
Elle fortifiera mon cœur et une force a mes ailes
Pour voyager avec elle encore et encore
Je ferais l'esclave, reine sera-t-elle
J'ouvre pour elle les grandes valves de mon cœur
Pour remplir en amour, le cœur de ma belle
Hélas
Elle m'a menti hélas celle qui m'a promet le miel
Je n'ai eu d'elle que mépris et douleur
Et pourtant, mes mots envers elle étaient sincères
De quel enfer, elle a nourri cette femme son cœur
Me voir souffrir, elle, elle préfère

Elle aime me voir, mort et sous terre
Je lui dis, tu sais meure aussi le bourreau
Va parler aux morts là-bas au cimetière
Parle leurs des bons et des méchants
Ils vont vous dire rien ne vaut qu'un cœur sincère
Et que l'enfer terrible est son feu

Je suis libre oui, ça c'est vrai
Mais mon cœur a gardé ses chaines
Peut-être que là-bas, ma fille aussi
Lourde sur son cœur est la peine
Avec un cœur brisé et une plume usé
Pour ma dulcinée des poèmes
Là-bas, elle vit, triste moi ici
À chaque mot écrit y a une larme
Ton père pleure, et voilà une sur le papier
Malgré tout ma fille, je t'aime
Un mot de toi, va me libérer
À bientôt ma fille dans un autre poème
Sans toi tu sais mon cœur est déchiré
Je t'aime
Mustapha
 
Toujours très émouvant, très beau, MERCI du partage

Bisous Sophie
 
poème très émouvant et très bien écrit bravos amitiés
 
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