lorangeade
Nouveau poète
Telle une fleur claire et douce qui s’ouvre en secret
Ou l’aurore tendre et calme qui s’éveille sur le monde
Ainsi découvre la vie le jeune enfant aimé
L’amour comme la haine, la beauté comme l’immonde.
Sait-il la chance qu’il a d’être ainsi jeune et beau ?
Sait-il si un jour il aura tous les maux ?
L’innocence est si belle, pour ne pas la gâcher,
Nous lui mentons tranquilles, sous le prétexte d’aimer,
Mais un jour saura-il ce qu’est la vérité ?
Si, au matin de la vie, il ne peut point savoir
Ce qu’elle est au juste mot, humaine cruauté !
Si moi un jour j’avais cet énorme pouvoir,
De dire ce qui est faux aux petits enfants,
Je guérirais tous les maux de pauvres d’Oran :
Ils relèveraient les petits et abaisseraient les grands,
L’avenir de notre vie, l’avenir du grand Passant,
Mensonges ! Que nous dénoncerions-là !
Si leurs illusions n’en étaient pas nées,
Croyez-vous qu’un jour ils en souffriraient ?
Ou l’aurore tendre et calme qui s’éveille sur le monde
Ainsi découvre la vie le jeune enfant aimé
L’amour comme la haine, la beauté comme l’immonde.
Sait-il la chance qu’il a d’être ainsi jeune et beau ?
Sait-il si un jour il aura tous les maux ?
L’innocence est si belle, pour ne pas la gâcher,
Nous lui mentons tranquilles, sous le prétexte d’aimer,
Mais un jour saura-il ce qu’est la vérité ?
Si, au matin de la vie, il ne peut point savoir
Ce qu’elle est au juste mot, humaine cruauté !
Si moi un jour j’avais cet énorme pouvoir,
De dire ce qui est faux aux petits enfants,
Je guérirais tous les maux de pauvres d’Oran :
Ils relèveraient les petits et abaisseraient les grands,
L’avenir de notre vie, l’avenir du grand Passant,
Mensonges ! Que nous dénoncerions-là !
Si leurs illusions n’en étaient pas nées,
Croyez-vous qu’un jour ils en souffriraient ?