Djinnrecords
Nouveau poète
Il était une fois dans une école
Primaire comme ses professeurs,
Un petit môme et ses classeurs,
Réfractaire aux heures de colles.
Il se fichait franchement des leçons,
Des notes, des potes et de l'éducation,
C'était un enfant roi, et dans la cour,
Sa cour, à chaque fois, lui faisait la cour,
Mais voila qu'un jour le directeur voulut mettre fin,
À ce manège qui n'avait que trop durer,
Il fit venir l'enfant dans son bureau, l'assis sur un bottin,
Et lui mit une paire de gifles, pour commencer.
Des pleurs? L'enfant n'en lâcha point,
Il avait sa dignité d'humain,
Pas comme le directeur,
Qui n'en étais pas un.
Cependant, les coups s'abattaient encore,
Sans un scrupule,
Toujours plus forts,
En omettant aucune partie du corps minuscule.
« Pour ce qui est de la fessée, c'est fait » se dit le petit,
Quand le monstre eut enfin finit.
« À demain » ordonna-t-il avec une joie sadique,
Ce à quoi l'enfant rétorqua stoïque:
« À deux mains ou à deux pieds,
Frappez avec ce que vous voudrez,
Je ne crains rien.
Je suis un enfant roi, et vous le savez bien,
Les enfants rois ne meurent pas;
Ni sur le chemin des écoliers.
Ni sur l'échafaud, la tête tranchée.
Non les enfants rois ne meurent pas,
Ils règnent implacable,
Dans de grandes forteresses imprenables.
Eh bien ma forteresse à moi, elle est dans ma pensée,
Et au moins là c'est sur que vous ne la prendrez jamais! »
Primaire comme ses professeurs,
Un petit môme et ses classeurs,
Réfractaire aux heures de colles.
Il se fichait franchement des leçons,
Des notes, des potes et de l'éducation,
C'était un enfant roi, et dans la cour,
Sa cour, à chaque fois, lui faisait la cour,
Mais voila qu'un jour le directeur voulut mettre fin,
À ce manège qui n'avait que trop durer,
Il fit venir l'enfant dans son bureau, l'assis sur un bottin,
Et lui mit une paire de gifles, pour commencer.
Des pleurs? L'enfant n'en lâcha point,
Il avait sa dignité d'humain,
Pas comme le directeur,
Qui n'en étais pas un.
Cependant, les coups s'abattaient encore,
Sans un scrupule,
Toujours plus forts,
En omettant aucune partie du corps minuscule.
« Pour ce qui est de la fessée, c'est fait » se dit le petit,
Quand le monstre eut enfin finit.
« À demain » ordonna-t-il avec une joie sadique,
Ce à quoi l'enfant rétorqua stoïque:
« À deux mains ou à deux pieds,
Frappez avec ce que vous voudrez,
Je ne crains rien.
Je suis un enfant roi, et vous le savez bien,
Les enfants rois ne meurent pas;
Ni sur le chemin des écoliers.
Ni sur l'échafaud, la tête tranchée.
Non les enfants rois ne meurent pas,
Ils règnent implacable,
Dans de grandes forteresses imprenables.
Eh bien ma forteresse à moi, elle est dans ma pensée,
Et au moins là c'est sur que vous ne la prendrez jamais! »