Verona
Nouveau poète
Tu seras des vallons l'amoureuse éternelle
Au milieu des bruyères et du frais romarin
Le soleil et la brise, fiers, te prendront la main
Et ta voix chantera leurs tendres ritournelles.
Tu seras la colline odorante de fleurs,
Qui jamais ne s'éteint même à la nuit sans lune
Sur les pierres chaudes et grises voleront à la brune
Tes longs cheveux dorés que les branches effleurent.
Tu seras cette valse que dansent les abeilles
Le sable des sentiers portera tes sandales
Entre les jeunes chênes où leur vert en dédale
S'étend comme la mer dessous l'azur pareil.
Tu seras l'immortel écho des vagues blanches
Qui s'allongent éphémères, puis se brisent en écume
Les papillons d'eau claire voltigeant comme plumes
Et couvrent les rochers de sel en avalanche.
Tu seras quelquefois, aux premiers soirs d'hiver
La fumante chaleur des toits de ce village
Les vagabonds brouillards et les brumes volages
Qui enlacent les rues pour rejoindre la mer.
Tu seras la fontaine qui observe, amusée
Les enfants aux joues rouges occupés à leurs jeux
Parfois cachés, discrets, comme deux amoureux
Oubliant l'air autour, les yeux hypnotisés.
Tu seras, à jamais, comme une fière empreinte.
La protégée de celle qui m'avait recueilli
Tu l'appelleras Bandol comme font les gens d'ici
Elle te bercera, douce, dans une tendre étreinte.
Tu seras toute entière remplie de tant de moi
Sous ta peau coule déjà le fleuve de mes années
Ton coeur battra plus fort que l'orage peut tonner
Cette femme que tu seras grandit chaque jour en toi.
Tu seras, belle Margaux, le chemin d'une vie
Et les mois, les années n'auront fait que passer
Mes pas presque effacés verront les tiens tracés
Tu me survivras dans cette ronde infinie
Tu seras, chaque seconde, l'enfant de tous mes rêves
Cet ange tant espéré qui sait lire mes regards
Que tu sois loin de moi, quelques jours sans me voir
Mon âme et tout mon corps vivront pour toi sans trêve.
Au milieu des bruyères et du frais romarin
Le soleil et la brise, fiers, te prendront la main
Et ta voix chantera leurs tendres ritournelles.
Tu seras la colline odorante de fleurs,
Qui jamais ne s'éteint même à la nuit sans lune
Sur les pierres chaudes et grises voleront à la brune
Tes longs cheveux dorés que les branches effleurent.
Tu seras cette valse que dansent les abeilles
Le sable des sentiers portera tes sandales
Entre les jeunes chênes où leur vert en dédale
S'étend comme la mer dessous l'azur pareil.
Tu seras l'immortel écho des vagues blanches
Qui s'allongent éphémères, puis se brisent en écume
Les papillons d'eau claire voltigeant comme plumes
Et couvrent les rochers de sel en avalanche.
Tu seras quelquefois, aux premiers soirs d'hiver
La fumante chaleur des toits de ce village
Les vagabonds brouillards et les brumes volages
Qui enlacent les rues pour rejoindre la mer.
Tu seras la fontaine qui observe, amusée
Les enfants aux joues rouges occupés à leurs jeux
Parfois cachés, discrets, comme deux amoureux
Oubliant l'air autour, les yeux hypnotisés.
Tu seras, à jamais, comme une fière empreinte.
La protégée de celle qui m'avait recueilli
Tu l'appelleras Bandol comme font les gens d'ici
Elle te bercera, douce, dans une tendre étreinte.
Tu seras toute entière remplie de tant de moi
Sous ta peau coule déjà le fleuve de mes années
Ton coeur battra plus fort que l'orage peut tonner
Cette femme que tu seras grandit chaque jour en toi.
Tu seras, belle Margaux, le chemin d'une vie
Et les mois, les années n'auront fait que passer
Mes pas presque effacés verront les tiens tracés
Tu me survivras dans cette ronde infinie
Tu seras, chaque seconde, l'enfant de tous mes rêves
Cet ange tant espéré qui sait lire mes regards
Que tu sois loin de moi, quelques jours sans me voir
Mon âme et tout mon corps vivront pour toi sans trêve.